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    Faits et chiffres: Le commerce en Afrique

     

     
     
    © Centre du commerce international, Forum du commerce international - No. 1/2007 

    La stabilité économique de l'Afrique subsaharienne, soutenue par une croissance mondiale favorable, offre désormais des opportunités de croissance déjà exploitées par la région. Mais il faut encore agir au niveau «micro» afin d'accélérer la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement.

    Les points forts…

    Croissance stable

    Pour la troisième année consécutive, l'Afrique subsaharienne a enregistré une croissance supérieure à 5% en 2006 et le Fonds monétaire international (FMI) prévoit qu'elle devrait avoisiner 6% en 2007. Elle se rapproche des 7% nécessaires pour atteindre l'OMD lié à la réduction de moitié de l'extrême pauvreté d'ici à 2015.

    Après avoir décliné au début des années 1990, le revenu par habitant a progressé pour se fixer à 3% suite à la récente croissance - résultat remarquable au vu de la forte poussée démographique de la région.

     


     




    Signes de stabilité 

    La vitalité de l'économie est à mettre au compte de la hausse des cours et de l'augmentation de la production de pétrole. La croissance est généralisée. Certains indicateurs des fondements de la croissance - comme l'investissement - enregistrent d'excellents résultats dans les pays importateurs de pétrole et ceux bénéficiant d'un allégement de la dette.

    Contrairement à la croissance de l'Afrique subsaharienne, la reprise actuelle ne s'est pas faite au détriment de la stabilité macroéconomique. L'inflation reste en dessous de 10% (malgré l'augmentation des cours du pétrole) et les réserves étrangères sont en hausse constante depuis 1980.

     

     




    Intensification du commerce Sud-Sud 

    Les pays asiatiques en plein essor, comme la Chine et l'Inde, offrent des débouchés importants aux produits d'Afrique subsaharienne - reflétant ainsi la hausse de la demande mondiale de matières premières. La forte croissance asiatique est l'occasion de développer le secteur manufacturier africain. La hausse des coûts en Asie peut permettre aux entreprises de téléphonie mobile de tirer parti du faible coût salarial et de la proximité des principaux marchés. Mais il faut encore lever les nombreux obstacles qui freinent l'émergence d'un secteur privé fort - qu'il soit national ou via l'IED.

     

    … les points à améliorer

    Coûts élevés des affaires

    L'indicateur de la Banque mondiale relatif au coût de la conduite des affaires classe toujours l'Afrique bonne dernière même si le continent figure parmi les premiers dans le récent classement des réformateurs œuvrant à améliorer l'environnement.

    Les expériences passées réussies montrent le rôle crucial des exportations dans l'envol de la croissance. Mais les obstacles sont nombreux. Alors que les coûts d'expédition baissent à travers le monde, de nombreux pays africains imposent de lourdes formalités douanières. Le coût du transport terrestre et l'inefficacité des ports pénalisent les coûts d'expédition.

    Les exigences bureaucratiques sont également un frein.

     

     




    Renforcement des compétences 

    Consolider le secteur manufacturier exigera de combler l'énorme déficit de productivité avec les principaux exportateurs comme la Chine. Le faible coût salarial n'est pas un facteur concurrentiel suffisant; les pays doivent s'attaquer à d'autres problèmes comme le coût des services publics et la pénurie de main-d'œuvre qualifiée.

     

     




    Élargissement du secteur formel 

    La réussite à l'exportation dépend généralement de la capacité des entreprises à se conformer à des normes techniques ou qualitatives; opérant dans le secteur informel, de nombreuses entreprises subsahariennes en sont incapables. La pression fiscale à laquelle est soumis le secteur formel est responsable de cette situation, qui réduit fortement le potentiel d'exportation de la région. La petitesse du secteur formel est également influencée par les nombreuses procédures en vigueur dans le secteur formel.

     

    Les graphiques sont reproduits avec la permission duFonds monétaire international. L'équipe éditoriale duForum du commerceles a sélectionnés à partir des articles parus dans le magazine du FMI Finance & Développement de décembre 2006, «L'Afrique: prête à prendre son essor» (décembre 2006). 


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