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  • Numéro 2/2010

                                                                                                                                                  2-2010 

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  • La dernière décennie a été marquée par un recul de la pauvreté grâce au tourisme, notamment en Afrique. Les investissements dans l'industrie du tourisme ont généré des opportunités d'emploi et augmenté le revenu des communautés pauvres vivant à proximité des destinations touristiques, grâce à l'augmentation des dépenses des touristes dans ces régions. En fait, les développements dans le secteur du tourisme et les chaînes de valeur connexes ont entraîné une hausse notable du commerce axé sur le tourisme.

    Les effets de la crise économique sur leur marché intérieur poussent les chefs d'entreprise à tenter de prévoir l'évolution du climat économique et son orientation future. Ceux qui peuvent compter sur les institutions d'appui au commerce (IAC) sont mieux armés pour s'en sortir. Les IAC ont pour mandat d'appuyer les efforts des chefs d'entreprise et de trouver des solutions pratiques pour les aider à soutenir la concurrence. Grâce à l'essor du commerce régional Sud-Sud, les IAC s'emparent du problème et trouvent des méthodes pour faire la différence.

    L'Afrique dispose d'une longue tradition cotonnière. Avant la fin des quotas dans le textile et l'habillement, l'Europe était le principal débouché du coton africain. Entre 2000 et 2009-2010, les importations de coton ont reculé dans les 27 pays de l'UE, passant de 1 077 millions à 276 000 tonnes alors qu'elles ont progressé en Chine et au Bangladesh passant respectivement de 52 000 à 1 893 millions de tonnes et de 192 000 à 652 000 tonnes.

    Après la crise financière mondiale, les pays en développement d'Asie et les économies émergentes s'imposent plus rapidement comme moteurs de la croissance économique, du commerce international et de la finance, éveillant l'intérêt pour la coopération Sud-Sud. Les pays d'Amérique latine et des Caraïbes devront conclure des partenariats commerciaux et d'investissement qui vont bien au-delà des accords de libre-échange s'ils veulent intégrer davantage les chaînes de production et d'exportation asiatiques. Il faut réduire le profond déséquilibre entre les larges volumes du commerce et les faibles niveaux d'investissement correspondant.

    Une étude sur les biotechnologies de la santé menée dans six pays en développement dotés d'une solide industrie biotechnologique, témoigne du potentiel prometteur de la coopération dans ce secteur. La collaboration Sud-Sud de l'ère postcoloniale permet à la collaboration de dépasser la rhétorique politique pour s'inscrire dans la réalité économique concrète, même si la majorité des liens internationaux avec les pays en développement sont surtout noués avec le Nord.

    La perspective d'un endiguement de la crise financière mondiale et la hausse des dépenses publiques de stimulation augurent d'une reprise durable, dans laquelle les marchés émergents peuvent jouer un rôle majeur en participant davantage au commerce et aux investissements mondiaux, avec l'appui de mesures parallèles pour stimuler la demande intérieure.

    Le rapport économique sur l'Afrique de la CEA encourage les stratégies de croissanceLe Rapport économique sur l'Afrique 2010 rédigé par la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) et la Commission de l'Union africaine, propose aux États africains des stratégies pour promouvoir la croissance et alléger leur vulnérabilité économique.

    L'expansion rapide du commerce Sud-Sud, notamment depuis 10 ans, est considérée comme un phénomène nouveau qui propulse de nombreux pays en développement au rang de grands partenaires commerciaux. L'Afrique du Sud et le Brésil en particulier ont renforcé leurs liens en matière de commerce et d'investissement, aidés en ce sens par la portée et l'influence qu'ils ont sur leurs continents respectifs. Malgré les revers à court terme infligés par la crise financière mondiale, les avantages comparatifs spécifiques de la production de ces deux pays offrent de nombreuses opportunités d'expansion à double sens du commerce et de l'investissement régional.

    L'Afrique devient une destination attractive pour l'investissement et un marché clé pour les biens et services. L'Afrique australe en particulier connaît une évolution marquée depuis 10 ans, caractérisée par une baisse des niveaux d'endettement, une hausse du nombre de pays démocratiques et politiquement stables, et des mesures fortes pour réfréner la corruption.

    La crise financière mondiale fait naître un nouvel ordre mondial, marqué par une mutation rapide des marchés, qui nécessite de remanier les structures du commerce, de l'investissement et des opportunités. Le monde en développement s'impose de plus en plus comme un moteur majeur de l'économie mondiale; le commerce Sud-Sud et intrarégional progresse rapidement, les chaînes logistiques changent et des opportunités apparaissent dans un environnement où les affaires affluent dans toutes les directions.

    Deuxième ville industrielle et plateforme commerciale du Pérou, Arequipa assure 85% de la production mondiale de fibres d'alpaga. Reconnaissant le potentiel d'exportation des femmes chefs d'entreprise du secteur textiles et habillement en laine d'alpaga d'Arequipa, l'ITC a développé - avec la Commission de promotion du Pérou pour l'exportation et le tourisme (PROMPERU) - un projet en vue de renforcer leur capacité à se hisser sur les marchés mondiaux plus compétitifs. L'approche du projet se focalise sur trois secteurs clés: design et développement des produits; accès aux marchés; et développement du commerce et stratégies marketing.

    La crise économique mondiale a radicalement changé les opportunités de marché et l'environnement commercial international. En plein rééquilibrage de l'économie mondiale, la hausse de la consommation et de la demande sur les marchés émergents devrait propulser ceux-ci au rang de moteurs de l'économie.Dans cette édition, des femmes et des hommes d'affaires, des économistes et des chercheurs éminents partagent également leur point de vue sur l'impact de la mutation des marchés sur le commerce, l'investissement et les opportunités. Nous examinons aussi en détail certains problèmes et opportunités nés de cette mutation dans des secteurs comme l'investissement étranger, la biotechnologie, l'externalisation des services, le tourisme, les textiles et l'habillement.

    L'essor de la mondialisation et le développement des technologies, qui permet de gérer les processus d'affaires peu importe le lieu de travail, ont amélioré l'attractivité de nombreux pays de la planète pour les entreprises occidentales. Autrefois, celle-ci reposait sur le faible coût de la main-d'œuvre; aujourd'hui ce sont la disponibilité et la capacité d'extension des compétences que cultivent les pays émergents. Le marché mondial des services est devenu hautement compétitif; la différenciation des offres de services et l'exploitation des atouts spécifiques, incluant les affinités culturelles et linguistiques, sont désormais les maîtres-mots de la concurrence acharnée entre les destinations d'externalisation.

    La BAD appuie l'autonomisation économique des femmes africaines et le nouveau réseau New Faces, New Voices

    Au cours des 15 dernières années, la croissance soutenue et rapide de nombreuses économies africaines, encouragée par leur capacité de résistance à la crise économique mondiale, a davantage bénéficié aux pays du Sud que du Nord, source traditionnelle d'une grande part des investissements étrangers en Afrique.

    Pour renforcer la transparence du commerce mondial et de l'accès aux marchés

    Au cours de la dernière décennie, le commerce Sud-Sud s'est imposé sur la scène commerciale mondiale. Sa croissance a été rapide et d'une façon générale, il offre une gamme de produits plus large que le commerce Sud-Nord. Il concerne surtout des produits de haute technicité et à forte valeur ajoutée, offrant l'occasion de réduire la dépendance envers les matières premières. Le dynamisme étant impulsé par les entreprises plutôt que par les gouvernements, il est encore possible d'améliorer la facilitation du commerce et autres initiatives qui dopent le commerce.

    La hausse de la demande de mesures fondées sur le marché pour lutter contre la pauvreté a permis à des entreprises novatrices comme LeapFrog Investments de développer, pour des clients à faible revenu, des modèles d'entreprise taillées sur mesure, rentables et générant des rendements élevés pour les investisseurs.Lancé en 2008 par Bill Clinton, ancien Président des États-Unis, LeapFrog est le premier et le plus grand investisseur mondial dédié à la micro-assurance; il investit dans des entreprises qui offrent une assurance abordable aux personnes à faible revenu et vulnérables d'Afrique et d'Asie.

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