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  • Numéro 4/2009

                                                                                                                                                  4-2009 

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  • La septième session de la Conférence ministérielle de l'OMC, qui s'est déroulée sur trois jours à Genève fin 2009, avait pour thème "L'OMC, le système commercial multilatéral et l'environnement économique mondial actuel". Même si le cycle de Doha n'était pas officiellement à l'ordre du jour de la réunion, on espérait que les membres saisiraient l'occasion pour s'exprimer sur la poursuite des négociations de Doha après décembre.

    Le secteur privé a un rôle majeur à jouer dans le développement et l'application effectifs des stratégies de facilitation du commerce au-delà de l'investissement. À ce niveau, les partenariats public-privé (PPP) sont utiles pour identifier les besoins des gouvernements et des commerçants, améliorer la transparence et les flux d'information, et promouvoir des solutions de facilitation du commerce viables et durables. Les histoires de réussite montrent qu'il faut privilégier une stratégie intégrée n'adoptant pas une approche "taille unique".

    Assis sur un tronc d'arbre d'une plantation de cacao du Ghana, le Directeur général de Cadbury, Todd Stitzer, et la Directrice de la Fondation Fairtrade RU, Harriet Lamb, discutent de leurs objectifs commerciaux respectifs. Ils évoquent des histoires de planteurs comme celle de Benjamin Atiemo du village d'Adjeikrom, dont les enfants sont partis dans la capitale Accra chercher du travail. Ils ne sont pas les seuls enfants à avoir abandonné la culture des cacaoyers. Le travail est dur et la chaleur étouffante, le rendement des vieux cacaoyers s'amenuise et malgré la hausse des prix du marché mondial, les revenus des planteurs n'ont pas suivi la flambée des prix des denrées alimentaires locales et du carburant.

    La Conférence de l'ONU sur le changement climatique a révélé la fracture entre pays développés et en développement dans la quête d'une solution globale au changement climatique. L'Accord de Copenhague signé par les États-Unis, la Chine, l'Inde, l'Afrique du Sud et le Brésil, prévoit pour les pays en développement une aide de $E.-U. 30 milliards sur trois ans pour lutter contre le péril climatique.

    Pour se préparer à accéder à l'Union européenne (UE) en 2007, le Gouvernement roumain a admis la nécessité de renforcer le secteur de l'exportation afin de faire face à l'âpre concurrence qui sévit au sein de l'UE en développant une stratégie nationale d'exportation. Le secteur privé a assumé 50 pour cent du coût des activités de promotion des exportations.

    En 2003, le Gouvernement du Cameroun a adopté son document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP), qui définit ses politiques et programmes sociaux, structurels et macro-économiques. En vertu du DSRP, le Gouvernement a décidé de se focaliser sur le développement durable de certains secteurs agricoles incluant le café, le cacao et le coton en vue de soutenir la croissance économique dans les régions rurales.

    Lorsque le Gouvernement de l'Ouganda s'est engagé à développer une stratégie nationale d'exportation en 2007, il a cherché à y associer le secteur privé. Grâce à l'appui technique de l'ITC et financier du Secrétariat du Commonwealth, un groupe de travail national a été créé afin de développer une SNE favorable aux pauvres. Il en est résulté une stratégie qui intègre le développement des exportations dans tous les aspects du développement national et renforçant le rôle économique des femmes.

    Ayant suivi le processus et la méthodologie de l'ITC, les secteurs public et privé de la Jamaïque sont convaincus que la clé du développement et de la mise en œuvre réussis de la SNE tient à l'implication des bons partenaires.

    Les pêcheries et l'aquaculture contribuent fortement à l'économie du Viet Nam. Cependant, entre 1976 et 1992, les pêcheries vietnamiennes ont enregistré un rapide déclin de la production dû à des conditions défavorables: faibles compétences en gestion et exploitation des ressources aquatiques, livraison de matières premières insuffisantes et de faible qualité à l'industrie de la transformation, vétusté des unités de production et connaissance limitée des principes de commercialisation modernes.

    À la Barbade, la collaboration entre les secteurs public et privé a réussi à garantir des conditions commerciales plus favorables pour le tourisme que celles de l'Accord général sur le commerce des services de l'OMC.

    Au cours des dix dernières années, le Gouvernement du Ghana a prouvé sa détermination stratégique à attirer les investissements orientés sur l'exportation, à faciliter le commerce et à renforcer la compétitivité ghanéenne. Réformer les procédures et les procédés utilisés par le Service ghanéen des douanes et des droits d'accise et de la prévention a fortement contribué à la réalisation de ces objectifs.

    Le monde en développement fait-il face à une nouvelle décennie perdue pour l'investissement dans l'infrastructure après la crise financière en Asie de l'Est en 1997? Il est encore trop tôt pour juger de l'impact de la crise actuelle mais cette fois, le marché mondial de la participation du secteur privé aux projets d'infrastructure semble mieux préparé pour relever les défis générés par cette crise.

    Les objectifs de la communauté internationale et du monde des affaires n'ont jamais autant coïncidé. Via le Pacte mondial de l'ONU, des objectifs communs, concernant notamment la création de marchés, la lutte contre la corruption, la sauvegarde de l'environnement et l'inclusion sociale, ont mené à la création inégalée de partenariats et à la transparence entre les entreprises, le gouvernement, la société civile, les travailleurs et les Nations Unies. Georg Kell, Directeur exécutif du Pacte mondial, souligne l'importance de la collaboration des secteurs public et privé pour construire un avenir durable.

    Forum du commerce international - No. 4/2009 L'Union européenne (UE) a mis fin à l'une des plus longues batailles commerciales en acceptant de baisser les droits d'importation des bananes latino-américaines. Devant être ratifié début 2010, l'accord met un terme à 16 ans de guerre pour l'accès au marché banani

    La 8ème Conférence mondiale des organisations de promotion du commerce (OPC) et les prix afférents seront organisés par ProMexico, à Mexico City, Mexique, les 14 et 15 octobre 2010. La conférence biennale réunira des dirigeants d'OPC et d'autres grandes institutions d'appui au commerce (IAC) afin de débattre de leurs préoccupations communes et de reconnaître les OPC qui excellent dans leurs pratiques du développement des exportations.

    Il n'y a pas d'alternative au développement durable. Cependant de nombreuses entreprises sont persuadées que plus elles se soucient de l'environnement, plus l'effort consenti érode leur compétitivité, augmente les coûts et apporte peu d'avantages financiers immédiats.

    On peut imaginer qu'une multinationale qui souhaite contribuer au développement social s'appuie à cet effet sur ses principales compétences. Pour certaines entreprises, notamment celles d'utilité publique ou de construction, la contribution potentielle saute aux yeux. Mais des prestataires de services comme KPMG doivent faire preuve de plus de créativité pour tirer au mieux parti de leurs compétences.

    Le fonds Acumen, avec $E.-U. 40 millions investis dans de nombreuses activités aussi diverses que les systèmes d'irrigation goutte à goutte en Inde et au Pakistan, les fabriques de moustiquaires contre le paludisme en Tanzanie ou les services hospitaliers et ambulanciers pour les femmes en Inde, a généré plus de 22 000 emplois et a eu un impact positif sur plus de 30 millions de personnes dans les pays en développement.

    Il est essentiel que le secteur privé parle d'une voix forte et unie pour promouvoir l'importance du commerce dans les plans nationaux de développement.

    L'Aide pour le commerce peut fortement stimuler la croissance économique des pays en développement mais les décisions sur son attribution doivent tenir compte du point de vue du secteur privé - car c'est bien lui qui commerce et connaît les secteurs soumis à des contraintes importantes. Les partenariats public-privé et les programmes de responsabilité sociale des entreprises (RSE), qui créent des liens entre PME et grandes sociétés, peuvent également doper la croissance économique et l'Aide pour le commerce peut être un facilitateur à cet égard.

    Via les fondations philanthropiques privées, certains grands leaders actuels et passés confèrent aux partenariats public-privé une influence politique et économique sur le développement mondial.

    Au cours des dernières décennies, de nombreux acteurs non gouvernementaux, allant des multinationales aux ONG, sont devenus des acteurs clés du financement du développement parallèlement aux acteurs plus traditionnels, tels que les agences officielles d'aide et les institutions multilatérales. Récemment, ils ont été rejoints par d'autres parties intéressées comme les entrepreneurs sociaux, les anciens politiciens et les célébrités, qui mettent leur réputation au service de la sensibilisation et de la mobilisation des ressources pour l'aide internationale en faveur des pays en développement.

    En 2009, le Forum du commerce a centré son attention sur la crise financière, l'Aide pour le commerce et l'économie créative. L'année a été marquée par des turbulences économiques, sociales et environnementales sans précédent, auxquelles les plus pauvres d'entre les pauvres ont payé le plus lourd tribut.Cinq ans seulement nous séparent de la date butoir fixée pour les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) mais il faudra les efforts combinés de tous les acteurs économiques pour avancer sur la voie du triple bilan économique, social et environnemental si nous voulons réaliser ces objectifs. Le rôle des partenariats public-privé (PPP) va revêtir une importance capitale.Les PPP ne sont pas nouveaux mais ce qui a changé ce sont le type de partenariats, la nature des problèmes posés et le niveau d'innovation dont profite l'agenda du développement via les projets communs.

    Nestlé, entreprise leader du secteur alimentaire et des boissons, s'approvisionne directement en matières premières auprès d'environ 160 000 producteurs et 600 000 fermiers dans plus de 50 pays. L'entreprise reconnaît l'importance de ses liens directs avec les fournisseurs agricoles et sa stratégie de RSE se focalise sur les pratiques commerciales durables dans les secteurs de la nutrition, de l'eau et du développement rural.

    Via des initiatives comme l'Alliance globale pour la diversité culturelle et le Réseau des villes créatives, l'UNESCO a montré l'importance d'encourager les partenariats public-privé (PPP) comme modèle pour faire des industries culturelles et créatives le moteur de la croissance.

    Un groupe de pays en développement a conclu un accord provisoire pour réduire les tarifs douaniers et autres barrières à l'exportation réciproque et stimuler le commerce Sud-Sud. Les négociateurs de 22 pays, incluant le Brésil, l'Inde, l'Indonésie, la RPD de Corée, la République de Corée et le Zimbabwe, sont parvenus à un accord provisoire sur un nouveau cycle de concessions en vertu du Système global de préférences commerciales entre pays en développement (SGPC), suite aux réunions de la CNUCED. Le projet d'accord a été soumis pour discussion aux ministres des pays participants et à l'approbation d'une réunion prévue aux alentours de la Conférence ministérielle de l'OMC.

    La première fois qu'Andrew Rugasira a parcouru les 800 km ralliant la capitale ougandaise, Kampala, aux Monts Rwenzori, c'était pour convaincre les fermiers de lui vendre leur café. Il leur offrait plus d'argent que ses concurrents mais les fermiers ont décliné son offre. Jusqu'alors, les visiteurs qui s'aventuraient dans ces contrées agricoles lointaines au volant de voitures imposantes travaillaient pour des ONG; mais M. Rugasira était un homme d'affaires qui se déplaçait en camionnette.

    Le secteur privé n'a jamais joué un rôle aussi important ou aussi influent qu'aujourd'hui dans le développement économique mondial. Il y a 20 ans, il fournissait la majorité de l'aide étrangère; aujourd'hui la réalité est tout autre. Les transferts individuels, les organisations de la société civile et les responsables du développement du commerce jouent un rôle clé dans le fonctionnement des modèles d'aide. Les stratégies internationales de développement continuant d'évoluer rapidement, le défi pour les dirigeants des secteurs public et privé tient à la façon d'adapter leur réflexion. Le problème ne se pose pas en termes d'utilité mais plutôt en termes d'efficacité.

    Dans le secteur privé, les programmes de RSE ne sont plus un luxe facultatif mais font partie intégrante des "bonnes" stratégies et gouvernance d'entreprise. On reconnaît de plus en plus que les partenariats public-privé (PPP) collaboratifs peuvent apporter des bénéfices mutuellement attendus. Mais comment sceller un bon accord?

    Lors de la réunion du Groupe consultatif commun (GCC) de l'ITC en décembre, les membres de l'ITC ont adopté le document de programme consolidé pour 2010 et le Plan stratégique 2010-2013 de l'organisation.

    Conçus pour doper la compétitivité des échanges - et stimuler l'entrepreneuriat - ces neuf guides pratiques s'adressent aux petites entreprises des pays en développement et aux IAC qui travaillent avec elles.

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