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  • Numéro 2/2009

                                                                                                                                                 2/1999 

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  • Patricia Francis, Directrice exécutive de l'ITC, s'exprime sur l'Aide pour le commerce, les opportunités en temps de crise et le rôle de l'ITC.

    L'économiste principal de l'ITC évalue l'impact de la crise financière mondiale sur les pays en développement et suggère des réponses pour élaborer des politiques nationales et internationale.

    Le deuxième examen global de l'Aide pour le commerce organisé à Genève les 6 et 7 juillet 2009 a été un événement marquant dans l'évaluation des progrès accomplis depuis le premier examen global de 2007. La Banque interaméricaine de développement (BID) se félicite d'être associée à cette initiative dans la région Amérique latine-Caraïbes.

    Depuis son lancement, l'Aide pour le commerce est l'objet de controverses. Malmenée par la crise économique, elle doit impérativement développer des mécanismes novateurs.

    S'exprimant devant les participants au deuxième examen global de l'Aide pour le commerce, Pascal Lamy, Directeur général de l'OMC a déclaré "La crise a un visage humain". Les objectifs d'allègement de la pauvreté, qu'ils s'inscrivent dans le cadre des OMD ou d'autres objectifs, sont devenus plus difficiles à atteindre en raison du fléchissement de la demande d'exportation de marchandises.

    La croissance fondée sur l'exportation a fortement contribué à la prospérité de la région Asie-Pacifique au cours des quatre dernières décennies; de nombreux pays restent cependant à la traîne et se maintiennent dans la pauvreté. La Banque asiatique de développement (BAsD) estime que dans les pays asiatiques en développement, près de 900 millions de personnes vivent avec moins de $E.U. 1,25 par jour. Même dans les pays les plus prospères se côtoient des régions riches et pauvres qui témoignent de manière saisissante des deux visages de l'Asie.

    Le deuxième examen global de l'Aide pour le commerce organisé début juillet par l'OMC a dégagé plusieurs points de consensus pour orienter l'avenir. Tour à tour, les dirigeants des organisations internationales ont enjoint de passer à la phase de mise en œuvre, de résister au protectionnisme, de maintenir les flux d'aide au commerce, de renforcer le rôle du secteur privé et de conclure le cycle de Doha. Renforcer la dimension régionale de l'Aide pour le commerce, encourager l'appropriation nationale et l'évaluation de l'efficacité de l'impact figuraient également en bonne place sur l'agenda. "Si l'Aide pour le commerce était urgente en 2007, elle est essentielle aujourd'hui - c'est l'investissement qui permettra à de nombreux pays en développement de préparer la sortie de la crise en renforçant leur capacité commerciale," a déclaré Pascal Lamy, Directeur général de l'OMC, durant cette réunion.Nous croyons fermement que l'Aide pour le commerce peut initier des changements positifs dans les pays. Il est de notre responsabilité de traduire les impératifs commerciaux plus larges dans la réalité pour le bien du secteur privé sur le terrain et de garantir des retombées à ceux qui en ont le plus besoin.

    Les publications et ressources en ligne ci-contre présentent les résultats du deuxième examen global de l'Aide pour le commerce ainsi que des exemples d'activités liées à l'Aide pour le commerce mises en œuvre aux plans régional et national.

    Dans leur course aux nouvelles sources d'inspiration et d'approvisionnement pour la prochaine collection éthique, les stylistes internationaux lorgnent de plus en plus vers l'Afrique, ses créateurs et ses communautés.En 2008, l'ITC a démarché les grands noms de la mode et les distributeurs d'Italie et du Royaume-Uni pour évaluer les débouchés potentiels des sacs et accessoires fabriqués en Afrique dans le but de s'associer directement avec une grande maison de couture.Luisa Laudi, Directrice de la création chez MaxandCo. (Groupe Max Mara), a décidé d'utiliser certains échantillons de broderie au crochet pour développer une collection de sacs et d'écharpes. Les premiers prototypes sont arrivés au bout de quelques semaines: sacs, ceintures et bracelets crochetés avec du fil de coton fabriqué à Nairobi.

    Avec l'aide d'exportateurs privés, les pays en développement peuvent s'extraire de la pauvreté. Fort de cette conviction, les projets de l'ITC font la différence là où c'est utile - sur le terrain.

    On sait depuis longtemps que l'Aide pour le commerce est un puissant moteur de la création d'emplois, de l'investissement et du développement durable. Selon la CNUCED, les pays en développement ont plus que jamais besoin de son appui.

    Lors d'une réunion spéciale organisée le 29 juillet par la CNUCED sur la contribution des travailleurs migrants au développement, des fonctionnaires de haut niveau ont reconnu la précarité accrue dont souffrent des millions de travailleurs migrants à travers le monde et le potentiel de sortie de crise qu'offre la migration de main-d'œuvre.

    L'Organisation mondiale du commerce (OMC) a organisé les 6 et 7 juillet le deuxième examen global de l'Aide pour le commerce, qui a réuni des dirigeants d'organisations internationales, des donateurs, des pays bénéficiaires et des experts des secteurs public et privé; il a permis d'évaluer les progrès accomplis et de tracer la voie de l'aide au commerce dans le contexte de la crise économique et financière mondiale.

    Lorsque son mari est tombé malade, Kim Arut a dû se résoudre à quitter son emploi pour prendre les rênes de l'entreprise familiale. Depuis trois ans, Kumul Lodge en Papouasie-Nouvelle-Guinée est sur la voie de la prospérité.

    L'évolution de la crise a au moins un avantage: une prise de conscience accrue de l'Aide pour le commerce et de son rôle dans la promotion de la croissance économique à travers le monde.La progression rapide de la récession mondiale pose des défis nouveaux aux pays à faible revenu. Mais la crise leur offre aussi l'occasion de recentrer leurs stratégies de développement dans une économie mondiale en mutation.

    Une analyse comparative montre que les programmes axés sur l'exportation contribuent à alléger la pauvreté dans les pays en développement.

    Le moment venu d'élargir son activité, Jackie Loheni, chef d'entreprise à Samoa, exploite toutes les opportunités et ouvre la voie à l'amélioration des conditions des travailleuses.

    À Tonga comme dans d'autres États insulaires, les entreprises commerciales font face aux mêmes problèmes. Loin de se décourager, 'Ofa Tu'ikolovatu transforme les obstacles en opportunités et contribue ainsi à la prospérité de son entreprise et de son pays.

    Le protocole d'accord sur le Cadre intégré renforcé (CIR) signé le 16 juillet témoigne de la détermination des instances internationales d'aider les PMA à tirer parti du commerce.

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