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  • Numéro 1/2002

                                                                                                                                                      1-2002 

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  • Il va sans dire que, à l'ère de la mondialisation, du numérique et de la vitesse, l'efficacité d'une institution d'appui au commerce dépend de sa capacité à participer activement aux réseaux formels et informels qui l'entourent. Sans ces réseaux et les activités qui y sont liées, comme l'information et la communication, l'économie moderne n'atteindrait jamais l'ampleur actuelle et les institutions d'appui au commerce seraient radicalement différentes.

    © Centre du commerce international, Forum du commerce international - No. 1/2002 Les agences internationales d'aide dépensent des sommes importantes pour s'approvisionner en biens et services pour le développement ou lors d'opérations de secours. La majorité de l'aide se dirige vers l'Afrique; pourtant, les ac

    Comment une entreprise artisanale à domicile peut-elle faire connaître sa production sur les marchés internationaux? Cela peut se faire au travers d'un réseau d'appui privé, comme c'est le cas dans la province canadienne de la Colombie-Britannique, où Barbara Mowat a mis en marche un processus qui a permis à plus de 5000 petites entreprises de lancer leurs articles pour la maison et pour cadeaux sur la scène internationale. Elle s'est entretenue avec Peter Hulm sur son expérience lors de la création de ce réseau.

    Un pays en développement ou en transition peut-il connaître des réussites telles que celles de Uniquely B.C. Creative Arts Show et Uniquely Canada Show? L'expérience slovène laisse penser que ce modèle est exportable: Barbara Mowat et son équipe ont aidé les collaborateurs commerciaux de Uniquely Slovenia à promouvoir leur artisanat dans le monde. Peter Hulm a interviewé Zdenka Kovac, Directrice du Centre de développement des petites entreprises (PCMG), en Slovénie, sur la genèse du premier salon du cadeau de Uniquely Slovenia tenu à Los Angeles, Californie, en juillet 2001.

    Jusqu'à présent, les Forums exécutifs du CCI ont été consacrés au besoin de redéfinir la stratégie nationale d'exportation, au défi de l'économie numérique et au bon fonctionnement des réseaux d'appui au commerce. La suite logique de ces débats est: «Que faut-il de plus pour accéder au niveau stratégique supérieur?»

    L'accès au financement demeure un facteur limitant pour les PME, surtout dans les pays en développement. Généralement, les banques leur refusent des prêts car elles sont perçues comme peu rentables et à risque. Pourtant, l'expérience montre que prêter aux PME peut se révéler avantageux et ne comporte pas plus de désagréments que le crédit aux grandes entreprises ou au secteur public.

    En janvier, le CCI a organisé la réunion de lancement du programme «E-Trade Bridge» au Viet Nam. Cette rencontre visait à identifier les activités nationales prioritaires en vue d'améliorer la capacité compétitive des PME vietnamiennes sur les marchés mondiaux. Le Directeur exécutif du CCI, M. J. Denis Bélisle, a accueilli les participants et décrit les grandes lignes du programme d'assistance du CCI pour le commerce électronique dans les PME.

    À la suite de la 4e Conférence ministérielle de l'OMC à Doha (Qatar, novembre 2001), le CCI a organisé une série d'activités consacrées entièrement au secteur pharmaceutique en Amérique latine. Cette première séance s'est tenue du 18 au 22 mars via l'internet; elle a réuni des experts pour examiner différents aspects du commerce des produits pharmaceutiques, notamment les brevets, les études de bio-équivalence, la fabrication des produits et la commercialisation des médicaments sur ordonnance ou en vente libre. Les sessions étaient modérées par des spécialistes issus des universités latinoaméricaines et observées par de nombreux experts internationaux. Vous trouverez plus d'information sur le site internet consacré à cet événement (http://www.ecie.org/latinpharma2002).

    En Suède, il n'existe pas de stratégie officielle concernant la promotion des exportations nationales ou celle des pays en développement. Néanmoins, les compagnies suédoises s'en sortent bien sur les marchés internationaux. En revanche, il existe une structure commune solide aux niveaux commercial et social. Comment un système aussi peu structuré peut-il fonctionner? Qu'est-ce que des pays en développement peuvent apprendre des «pratiques de promotion du commerce» suédoises? Il semble que l'élément clé soit le rôle joué par le Conseil suédois du commerce (STC), organisme mixte (public et privé), qui compte quelque 1600 entreprises membres. Parmi les activités de cet organisme, neuf éléments au moins assurent le bon fonctionnement du réseau.

    Une des erreurs principales des artisans est d'utiliser des modèles ou des couleurs qui ne correspondent déjà plus au goût du marché, qui peut évoluer très vite. Les marchés d'exportation doivent ainsi trouver régulièrement de nouveaux produits, dès qu'apparaît la lassitude chez les consommateurs.

    Un journaliste financier indien relève l'utilité de la revueForum du commerce Je suis journaliste et travaille pour Business Line, le quotidien financier de The Hindu Group. Je reçois Forum depuis presque dix ans et il m'a été très utile dans mon travail.

    Aujourd'hui, le monde du commerce fait face à de nouveaux défis avec les exigences avancées par certains en vue d'élargir les objectifs et non d'accroître uniquement les échanges. Toutefois, de nouveaux réseaux surgissent pour aider les deux parties à dialoguer, et pour amener les milieux d'affaires à entrer dans la discussion.

    Durant les années 80, le Mexique a vu loin: il a commencé à transformer et à moderniser son économie en vue de participer pleinement à l'économie mondiale. Cela a impliqué le développement d'une politique du commerce fondée sur la libéralisation, la dérégulation, la privatisation et l'intégration, ainsi que l'application de mesures pour assurer la flexibilité du taux de change. Bancomext, la Banque mexicaine de commerce extérieur, a été créée en 1937 pour financer le commerce extérieur mexicain et a joué un rôle essentiel, au niveau interne, dans le développement du commerce international. M. Raúl Argüelles, Président adjoint du Développement des exportations, passe ici en revue l'expérience de Bancomext et les enseignements qu'elle peut apporter à d'autres pays en développement.

    La Commission de développement des exportations (EDB) du Sri Lanka a été constituée en 1979 par un décret parlementaire. Simultanément, l'économie était libéralisée, l'État reconnaissant le secteur privé comme moteur de croissance. Cette Commission se compose de représentants de haut niveau des secteurs public et privé; elle est responsable de l'élaboration et de la mise en œuvre du Plan national de développement de l'exportation (NEDP), ainsi que des mesures et des programmes liés au développement de l'exportation.

    Un argument en faveur du secteur privé «Au Guatemala, notre expérience a montré que le secteur privé obtient de meilleurs résultats dans les activités de promotion commerciale. Il possède une meilleure compréhension des besoins des PME et il lui est ainsi plus facile d'apporter son aide. Sa capacité de réponse est également plus rapide, car il peut s'attaquer aux problèmes bien avant l'intervention de l'appareil gouvernemental.»

    ALLEMAGNE (Nuremberg): Foire internationale du jouet Kits de construction de modèles réduits, articles de loisirs et d'artisanat, trains et fournitures pour chemins de fer miniature, jouets techniques et électroniques, jeux de construction, articles de sport, jouets en peluche et en bois, poupées, petits articles de vannerie, livres, décorations de Noël. Dates: six jours début février (http://www.spielwarenmesse.de).

    Lors du Forum exécutif 2001, en septembre dernier, nous avons demandé aux participants si leur réseau fonctionnait bien. Ils auraient pu nous retourner la question, et notre réponse eût été: «Oui, parfaitement.»

    Pourquoi se doter d'une stratégie nationale d'appui au commerce et de promotion des exportations? Très peu de pays industrialisés en possèdent une; alors pourquoi les pays en développement seraient-ils tenus de le faire? Lors du Forum exécutif 2001, un vétéran des institutions d'appui au commerce a demandé sans ménagement si un pays pouvait citer une stratégie qui avait marché. «Je ne crois pas qu'il y en ait beaucoup!» laissa-t-il entendre…

    Au fil des ans, la Nouvelle-Zélande a adopté ou essayé de multiples structures de réseau, formelles ou informelles, en vue du développement de l'exportation. Sur la base de cette expérience a émergé une structure formelle pour le réseau national d'appui au commerce.

    Participer à des foires commerciales internationales d'artisanat constitue pour les artisans une manière efficace de présenter leurs produits sur les marchés d'exportation. Parmi les avantages de ce procédé se trouvent la concentration du public, la communication directe, l'occasion d'évaluer la concurrence et la possibilité de créer des liens avec des partenaires commerciaux.

    De nos jours, toutes les entreprises se retrouvent dans un environnement économique mondial très compétitif. Les grandes compagnies possèdent pour la plupart les ressources pour créer un avantage concurrentiel sans le secours d'une institution d'appui au commerce. Pour les entreprises des pays en développement et des économies en transition, trouver les moyens d'augmenter leur compétitivité et de mettre en valeur leurs produits est bien plus difficile. Elles doivent pouvoir remplir les exigences minimales sur les marchés internationaux: des biens ou des services à l'exportation conformes aux normes et aux attentes du marché, et la capacité de développer des compétences de gestion des exportations.

    Le Forum exécutif sur les stratégies nationales d'exportation se déroule sous la forme de débats sur les «meilleures pratiques» entre les responsables stratégiques des pays en développement et les économies en transition. Chaque équipe comprend un expert du secteur public et un représentant des milieux d'affaires. Après un travail de recherche, les propositions sont présentées par le CCI et discutées lors de séances plénières puis d'ateliers plus ciblés.

    Pour être concurrentiel dans le contexte actuel des affaires, en rapide mutation, les stratégies nationales d'exportation doivent être redéfinies et les institutions d'appui au commerce doivent assumer de nouvelles tâches.

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