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  • Numéro 4/2001

                                                                                                                                                      4-2001 

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  • Être attributaire d'un marché émanant d'agences internationales de développement peut sembler difficile et long. Cet article donne des conseils pratiques aux entreprises issues des pays en développement sur la manière de surmonter les obstacles les plus courants à l'entrée sur le marché complexe des approvisionnements de ces agences.

    Hendrik Roelofsen, le nouveau Directeur de la Division de coordination de la coopération technique du CCI, s'exprime sur le programme destiné à «Favoriser l'accès des entreprises africaines à l'approvisionnement des agences internationales de développement».

    L'ONG ActionAid, du Royaume-Uni, a déposé une plainte légale sur l'aide liée au sein de l'Union européenne (UE). Cette organisation soutient que, sans efforts efficaces pour stimuler la participation des pays en développement à l'approvisionnement et aux contrats d'assistance, de nombreux aspects négatifs de l'aide liée vont perdurer.

    Chaque jour, dans quelque coin perdu du monde, affligé par un conflit ou une catastrophe ou bénéficiant d'un programme d'assistance au développement, les agences internationales d'aide distribuent des biens incluant notamment aliments, articles d'hébergement ou médicaments. Les images de ce travail sont largement diffusées. Mais on ignore souvent le fait que les échanges dans le cadre de l'aide humanitaire ou de l'assistance au développement représentent de grosses affaires, estimées à environ US$ 50 milliards par année dans le monde. À l'heure actuelle, l'offre de produits liés à l'aide est dominée par les pays industrialisés. Cependant, la tendance change et, avec l'ouverture ou «déliement» de l'aide, ce marché représente un potentiel énorme pour les entreprises des pays en développement de devenir les nouveaux fournisseurs des agences d'aide.

    Les achats des agences internationales de développement: un vaste marchéEn l'an 2000, les agences du système des Nations Unies se sont procuré des biens et services destinés à leurs projets humanitaires et de développement dans le monde entier pour une somme avoisinant les US$ 3.700 millions. L'approvisionnement de biens et d'équipement des agences internationales de développement augmente et se diversifie toujours plus, allant des semences et machines agricoles à l'extraction et la purification de l'eau, aux articles d'hébergement et à usage domestique, aux médicaments et à l'équipement pour le transport, aux fournitures et matériel de bureau ou encore aux combustibles. Ainsi, l'UNICEF à lui seul achète plus de 2500 produits et services différents, destinés surtout à l'Afrique, à l'Asie, à l'Amérique latine et au Moyen-Orient.

    La malaria reste un des problèmes de santé publique les plus dévastateurs au monde. Selon l'OMS, 300 à 500 millions de cas de malaria sont signalés chaque année, dont presque 90% en Afrique. En octobre 1998, l'OMS, l'UNICEF, le PNUD et la Banque mondiale ont lancé l'initiative dénommée "Faire reculer le paludisme" (Roll Back Malaria, RBM), qui vise à réduire de moitié le nombre de cas de malaria d'ici à l'an 2010.

    Kaluworks est une fabrique d'ustensiles de cuisine sise à Nairobi. Cette entreprise a conclu des contrats à long terme avec le HCR, le CICR et la Fédération de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, le PAM et Save the Children.

    Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) s'attache à promouvoir le numérique dans l'entreprise et à favoriser les partenariats dans le secteur privé. A ce propos, le centre d'achats du PNUD, à savoir le Bureau des services d'achats interorganisations (BSAI), au Danemark, a mis en place le site appelé UN Web Buy (http://www.unwebbuy.org), facilement accessible à tous les partenaires œuvrant pour le développement.

    Voici, pour les fournisseurs des pays en développement, des détails sur les tendances de l'approvisionnement de l'aide par internet, plus quelques conseils et de nombreuses adresses.

    Il est vital pour la croissance et la prospérité des pays en développement qu'ils puissent augmenter le potentiel de leur commerce régional et international. Pourtant, les entreprises de ces pays ne savent pas toujours comment accéder aux marchés au-delà de leurs frontières.

    Partout dans le monde, les agences internationales d'aide œuvrent dans le cadre de programmes de développement et d'assistance en vue de combattre la maladie, de diminuer la pauvreté et de stimuler le développement économique et social, de promouvoir le respect des droits humains et de protéger l'environnement. Pour ce faire, elles achètent biens et services à des firmes du monde entier. Aujourd'hui, l'apparition de nouvelles pratiques d'approvisionnement de la part de ces agences ouvre d'énormes possibilités pour les entreprises, plus particulièrement celles des pays en développement.

    Le déliement de l'aide destinée aux pays les moins avancés (PMA) constitue un objectif de l'OCDE depuis de nombreuses années. À présent, une brèche a été ouverte, qui permettrait aux pays les plus pauvres du monde de dépenser une plus grande part du financement de l'aide bilatérale en fonction de la demande du marché, plutôt que de celle des gouvernements donateurs.

    L'histoire de Spinners and Spinners, entreprise basée à Nairobi, Kenya, illustre les possibilités pour un fournisseur dans un pays en développement d'entrer en affaires avec les agences internationales d'aide.

    Les organisations non gouvernementales (ONG) sont des acteurs clés dans l'approvisionnement humanitaire de biens et services. Chaque année, elles achètent pour des centaines de millions de dollars d'articles chez des fournisseurs du monde entier. Un bon exemple est le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui travaille à réduire les coûts des achats de produits de premiers secours tout en en garantissant la qualité.

    Jean-Claude Faure est le Président du Comité d'aide au développement (CAD) de l'OCDE. Au cours de cette entrevue, il répond aux questions que suscite la dernière Recommandation du CAD sur le déliement de l'aide aux pays les moins avancés.

    Listes de fournisseurs/offres en ligne (certains sont payants) • Base de données des fournisseurs communs des Nations Unies (BFCNU) • AlertNet • ReliefWeb • DevBusiness • AidMatrix • Relief Guide • Official Development Assistance - Japon • Tenders on the Web • Business Information Publications • Tenders Direct • Aid-Funded Business International • Mbendi

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