Main Economic Sectors:
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Les principaux secteurs économiques sont:
Le Secteur Primaire:
1) L'agriculture a été et demeure toujours le secteur prioritaire dans la stratégie de développement du Cameroun. L'agriculture assure l'autosuffisance alimentaire du pays. Elle génère environ 45% des recettes en devises, 15% des ressources budgétaires et occupe près de 75% de la population active. De plus elle constitue l'activité qui induit le plus d'effets d'entraînement sur les autres secteurs. Cette agriculture connaît de nombreuses potentialités: richesse de son sol, diversité de son climat et de ses cultures. Toutefois, malgré ces nombreux atouts, elle est confrontée à de sévères contraintes dûes à l'érosion et à la réduction du couvert forestier dans l'Ouest et la dégradation de la flore et la faune des forêts denses humides du Centre et du Sud.
A cela s'ajoutent les fluctuations défavorables des prix mondiaux et des taux de change des monnaies de référence des ventes à l'extérieur. Le vieillissement des plantations et celui des planteurs conjugué à un exode rural massif constituent des préoccupations majeures.
2) Elevage et Pêche: les importations massives et frauduleuses de produits (poulets et viande)congelés à des prix très bas ont fortement découragé les initiatives de productions locales. Ce facteur externe est venu aggraver les difficultés déjà existantes et qui sont l'insuffisance de la protection animale (couverture vaccinale et infrastructures sanitaires vétérinaires) et de l'encadrement des opérateurs combinés à la rareté des moyens de financement et à la mauvaise connaissance de ce sous-secteur.
L'activité halieutique est constituée de la pêche maritime industrielle (8,3%), la pêche maritime artisanale (41,37%), la pêche continentale (50,56%) et de l'aquaculture (0,05%). La production maritime industrielle, dont le volume est de 8737,5 tonnes, est en progression par rapport au niveau de la saison précédente (2004), mais elle n'a pas encore atteint le niveau le plus élevé de ces cinq dernières années qui était de 9829 tonnes en 2002/2003. Les principaux poissons et crustacés capturés dans les eaux camerounaises sont les Fritures (5021), les bars (772), les soles (474), les machoirons (280), les capitaines (276), les raies (229) et les crevettes (698,1).
La production des principaux cheptels a connu une augmentation après la baisse de 2001/02. L'effectif des principaux cheptels est de 3 325 000 bovins, 2 172 000 ovins, 2 457 000 caprins, 478 000 porcins, 11 075 000 volailles.
3) Forêt: la situation actuelle est essentiellement caractérisée par la disponibilité d'un potentiel important des ressources forestières, à savoir:
- les ressources forestières sont encore considérables: 20 millions d'ha;
- 300 espèces sont disponibles, dont moins de 15 sont exploitées;
- l'existence de quantités importantes d'espèces de premier choix situées surtout dans les zones peu accessibles à l'Est et au Sud.
Toutefois l'exploitation de ce potentiel est confrontée à certaines contraintes qui diminuent sa contribution au développement économique du pays:
- le manque d'infrastructure de communication viable (Sud-Est et Est du pays)
- la disponibilité réduite des capitaux chez de nombreux concessionnaires nationaux;
- l'absence d'une promotion dynamique des espèces dites secondaires et d'installation de séchage et de traitement du bois;
- l'étroitesse du marché local qui ne permet pas à lui seul la rentabilisation de la transformation du bois.
En 2005 le secteur primaire a représenté 23% dans la structure du PIB.
Le Secteur Secondaire:
L'activité industrielle est très diversifiée. Elle est caractérisée par:
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la transformation des produits d'origine agricole et les autres industries alimentaires;
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la fabrication des Boissons et Tabacs
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l'industrie du bois; du papier, d'imprimerie et d'édition;
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la fabrication des produits pétroliers;
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l'industrie de Textiles et de la Confection;
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l'industrie du Cuir et fabrication de chaussures;
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l'industrie chimique et fabrication des produits chimiques de base;
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l'industrie de caoutchouc et plastique;
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la production et distribution de l'électricité, du gaz et Eau;
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les industries manufacturières diverses;
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le Bâtiment et Travaux Publics (BTP)
L'indice industrielle a augmenté de 6,1% par rapport à l'exercice 2004/2005.
Plusieurs raisons sont à la base de cette performance:
- un accroissement de près de 20% du taux d'investissement par rapport à l'exercice 2004/2005.
- une hausse de 2% du taux d'exportation.
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Les entreprises employant 500 personnes et plus ont en 2004/2005 offert 2661 emplois nouveaux.
Le secteur secondaire a représenté environ 27,44% dans la structure du PIB de l'exercice 2005.
Le Secteur Tertiaire:
Il comprend le Commerce, les Restaurants et Hôtels, les Transports et Communications, les Banques et organismes financiers, les Autres services marchands.
Ce secteur a représenté 26,98% dans la structure du PIB pour l'exercice 2005.
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Main Exports:
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Huile brute de pétrole: 5 279 545 T
Bois et ouvrages en bois: 951 388 T
Café: 88 870 T
Cacao brut en fèves: 77 381 T
Bananes fraîches: 238 161 T
Ensemble: 6 635 346 T
Total Général des Export: 6 996 374 T
En 2005, les échanges extérieurs globaux en valeur ont connu une augmentation de 24% par rapport à l'année 2004.
Cette nette progression est imputable à la hausse simultanée des exportations et des importations en valeur respectivement de 16,6% et 29,7%. Le flux des échanges globaux en volume a par contre connu une chute de 6,7% par rapport à l'année 2004. Cette baisse résulte principalement de la chute de 12,5% des exportations. Hors pétrole, les exportations ont connu une baisse de 15,7% en volume et 7% en valeur par rapport à l'année précédente. Les exportations pétrolières représentent près de la moitié (49%) des recettes d'exportations.
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Industry
(Main Industries):
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Les industries les plus importantes en termes de chiffres d'affaires sont (en FCFA):
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la fabrication des produits pétroliers: 231 273 633 000
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la fabrication des boissons et tabacs: 167 335 561 000
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la fabrication des matériaux de construction et pdts métallurgiques de base: 179 437 782 000
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l'industrie du bois: 160 089 116 000
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la transformation des produits d'origine agricole: 103 937 596 000
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les industries de textiles et de la confection: 91 680 859 000
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la production et distribution d'électricité , de gaz et eau: 127 333 957 000
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l'industrie du caoutchouc et plastique: 66 336 186 000
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l'industrie chimique et fabrication produits chimiques de base: 57 422 050 000
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l'industrie du papier: 48 756 974 000
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autres industries alimentaires: 33 307 038 000
En terme de contribution à la valeur ajoutée, les principales industries sont les suivantes:
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la production et distribution d'électricité, de gaz et d'eau: 62 888 306 000
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la fabrication des boissons et tabacs: 53 958 589 000
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l'industrie du textiles et de confection: 50 450 994 000
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l'industrie du bois: 43 259 556 000
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la transformation des produits d'origine agricole: 35 939 877 000
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l'industrie du papier: 22 046 497 000
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autres industries alimentaires: 14 448 631 000
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Natural Resources:
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Les ressources naturelles sont constituées de: fer, bauxite, rutile, cassitérite, manganaise, or, etc.
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Agriculture
(Main Products):
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Les principaux produits agricoles d'exportation:
Bananes d'exportation (240.100 T); Coton graine(191.000 T); coton fibre (79.800 T); Huile de palme (125.800 T); palmistes(20.300 T); Cacao (116.000T); café ROBUSTA (87.700 T); Café ARABICA (10.300 T); caoutchouc (58.400T); riz paddy (63.400 T); Gritz de maïs (6.700 T) ; huiles de coton (15.000 T); Tabac: coupe et cape (14.100 T); ananas d'exportation (10.300 T); Thé (4.600 T); haricot vert d'exportation (2.600 T).
Les autres produits de cultures vivrières sont: Ananas, arachide, banane /plantain, choux, pistache, igname, macabo/taro, maïs, manioc, Melon, mil/sorgho, oignon, patate douce, pastèque, pomme de terre, tomate, soja, piment, sésame etc.
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Infrastructure:
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Le Cameroun possède plusieurs infrastructures parmi lesquelles:
a) 2 aéroports internationaux de Douala et de Yaoundé -Nsimalen ainsi que les principaux aéroports nationaux de Garoua, Ngaoundéré et Maroua Salak.
b) Le réseau routier Camerounais est relativement important, comparé à ceux d'autre pays africains puisqu'il compte plus de 35 000 km de routes. Plus de 5.000 km constituent des routes nationales; dont environ 4.000 km bitumées. En sa qualité de pays de transit, le Cameroun dispose d'un réseau structurant à vocation régionale de 6080 km comportant des itinéraires tant sur le réseau bitumé que sur le réseau en terre classé. Ces itinéraires canalisent un important flux d'échanges de marchandises en direction du Tchad et de la République CentrAfricaine.
c) Le port autonome de Douala représente l'essentiel du trafic maritime du pays. Il est composé d'un port de commerce; d'un port à bois pour le chargement des grumiers; un quai à containers et un port de pêche. Les autres ports secondaires sont Kribi et Limbé.
d) L'essentiel du réseau ferroviaire est constitué par la ligne du chemin de fer (Transcamerounais) qui avec ses 931 km, joint Douala à Ngaoundéré, portant la totalité du réseau à plus de 1169 km.
e) En 10 ans, le nombre d'abonnés au téléphone fixe dans l'ensemble du pays est passé de 20978 en 1990 à plus de 118057 en 2004. Malgré cette augmentation, le réseau est loin d'être saturé puisque le parc téléphonique est de 138 800 lignes. La téléphonie mobile est assurée par 2 opérateurs (ORANGE et MTN) depuis que ce secteur a été libéralisé. Il compte plus de 3 millions d'abonnés. Les tendances significatives relevées au niveau des infrastructures de communication et des infrastructures urbaines révèlent une certaine faiblesse en dépit des efforts consentis par le gouvernement pour développer et maintenir ce secteur.
Les causes profondes de cette situation sont:
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l'insuffisance de la coordination des investissements;
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les problèmes d'entretien;
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la multiplicité d'intervenants dans une même opération;
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la non maîtrise des coûts des travaux
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l'absence des contrat clair précisant les rapports entre l'Etat et les organismes paraétatiques du secteur.
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Other:
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Tourisme:
Les potentialités touristiques sont grandes et très diversifiées. Afin de dynamiser le secteur, les actions ci-après sont entreprises:
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améliorer la gestion et l'entretien des parcs nationaux;
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renforcer la qualité des produits touristiques nationaux notamment par l'intensification des actions promotionnelles;
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faciliter l'obtention des visas d'entrées;
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développer les structures d'accueil et d'hébergement notamment par l'encouragement du secteur privé.
Le Cameroun a pratiquement doublé le nombre de touristes en 2004 (112 813 contre 59 420 en 2000). Le Cameroun compte 809 hôtels de tourisme (classés et non classés); 13.697 chambres et 15.272 lits.
Transports urbain et interurbain:
Après la liquidation de la société para-étatique dénommée SOTUC (société de transport urbain du cameroun) à cause de sa gestion calamiteuse, une plus large participation du secteur privé a été encouragée et organisée dans le secteur du transport urbain et interurbain. La nature «ayant horreur du vide» , plusieurs sociétés de transport urbain et interurbain ont ainsi vu le jour. La concurrence aidant, le confort des passagers ne cesse de s'améliorer dans ce secteur où le parc impressionnant des taxis s'est enrichi de plusieurs dizaines de bus appartenant à plusieurs compagnies de transports.
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