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    Réseaux formels ou informels?

     

     
     
    © Centre du commerce international, Forum du commerce international - No. 1/2002

    Au fil des ans, la Nouvelle-Zélande a adopté ou essayé de multiples structures de réseau, formelles ou informelles, en vue du développement de l'exportation. Sur la base de cette expérience a émergé une structure formelle pour le réseau national d'appui au commerce.

    Au cours de ces 30 dernières années, différentes stratégies gouvernementales ont été mises en place pour s'occuper des désavantages commerciaux naturels qui affectent la Nouvelle-Zélande. Ces initiatives ont fait appel à l'intervention de l'État par le biais de commissions commerciales publiques des exportations, de subsides à l'exportation et du soutien au renforcement des capacités. Au départ, de telles stratégies reflétaient le point de vue des compagnies du secteur privé qui, comme elles commerçaient dans le milieu protégé des marchés nationaux, avaient besoin du soutien de l'État pour les encourager à exporter. À ce momentlà, le réseau d'appui au commerce comprenait des aspects propres aux activités des secteurs public et privé dans:

    • le développement des compétences nationales: pris en charge par des agences gouvernementales spécialisées dans l'appui au développement commercial, en particulier une banque de développement et une commission de développement du commerce régional, et

    • le soutien au commerce extérieur: pris en main par l'agence gouvernementale Trade New Zealand (Tradenz).

    Les liens entre ces deux branches du réseau d'appui au commerce étaient tout à fait informels. Dans un seul domaine fut établie une structure formelle liant le développement national et l'appui au commerce extérieur. Dans le cadre d'un partenariat avec le secteur privé, Tradenz a mis sur pied des Groupes d'action conjointe (JAG) qui appuyaient les sociétés travaillant ensemble comme groupes sectoriels d'exportation. D'autres projets furent lancés. Ainsi, dans le dessein de promouvoir les stratégies d'échelle, les disciplines liées à la gestion des affaires et les stratégies commerciales, Tradenz a commencé à mettre en place les réseaux commerciaux Hard Business Networks, avec notamment des accords perdants pour des sociétés exportatrices en vue d'obtenir des occasions d'exportation spécifiques. Cela a également stimulé le développement de regroupements d'entreprises, y compris les fournisseurs, autour des firmes spécialisées dans l'exportation.

    Le réseau se défait

    À partir du milieu des années 80, la Nouvelle-Zélande a opté pour une approche favorisant le libre marché. Trade New Zealand a mis fin à ses tâches de développement commercial pour se consacrer exclusivement à l'appui au commerce.

    Par ailleurs, en raison d'un développement simultané bien qu'indépendant, les commissions de développement commercial régional mirent également un terme à leurs activités. Cela a laissé un vide sur le plan des services de développement commercial qui, selon certains, allait être comblé par des consultants issus du secteur privé. Ce ne fut malheureusement pas le cas pour les petites

    entreprises, qui constituaient encore la majeure partie des affaires néo-zélandaises. Il n'y avait pas d'économie d'échelle permettant aux grandes firmes de conseil de baisser leurs tarifs à un niveau abordable pour les PME. De plus, les petites sociétés n'avaient pas les moyens de s'offrir ces conseils, surtout dès le moment où les rendements étaient mis en cause par une compétition croissante sur le marché intérieur et des revenus à l'exportation en baisse vu la concurrence accrue. Le potentiel pour faire passer plus de jeunes et petites sociétés au rang d'exportateurs à part entière n'était pas exploité, car les firmes tournées vers le marché intérieur trouvaient trop ardu et coûteux le passage à l'exportation.

    Corriger le tir

    En 2001, le Gouvernement a agi en vue de remédier à cette situation par la création d'une nouvelle agence de développement, Industry New Zealand, dont l'objectif est d'apporter un soutien national pour le renforcement des compétences en gestion, le développement d'activités à forte croissance, et la formation de groupements d'exportateurs. Le Gouvernement a également encouragé et établi la coordination formelle de stratégies et d'activités dans ses agences de développement commercial et d'appui au commerce. Conjointement avec leurs clients, ces dernières ont mis sur pied des forums pour coordonner leurs activités et un organisme pour le développement technologique, Technology NZ, en vue d'offrir un service intégré. Chaque membre du réseau d'appui au commerce a une spécialité et un rôle précis à jouer. Lorsque les activités se chevauchent, par exemple en ce qui concerne les secteurs d'activité ou l'investissement aux différents stades du cycle de vie commercial, les rôles sont explicités, ce qui crée une sorte d'approche en «équipe virtuelle» dans la promotion du commerce.

    Michael Hannah est Directeur des relations et mesures gouvernementales, Bureau du Chef exécutif, Commission du développement du commerce de Nouvelle-Zélande; e-mail: michael.hannah@tradenz.govt.nz Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l'auteur et pas nécessairement celles de Tradenz. Une version complète de ce texte se trouve sur le site internet du CCI.

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