•  home fr
  •  

    Perspectives au niveau international

     

     
     
    Les points forts du Forum exécutif
    © Centre du commerce international, Forum du commerce international - No. 4/1999

    Les exemples évoqués, choisis par des experts universitaires ou des organisations internationales, faisaient partie des contributions à la réunion. D'autres cas sont abordés sur le site web du Forum exécutif et seront traités dans une publication à venir, Redefining Export Promotion.

    Les pôles d'exportation au Nicaragua

    EcoHamaca est un réseau de 11 producteurs de hamacs artisanaux de Masaya, au Nicaragua. Chacun fonctionne séparément au niveau local, mais ils collaborent pour développer les marchés extérieurs. Les fabricants de meubles et objets en bois de la région ont établi des spécifications de style et de production, et ils se sont unis pour la production destinée à l'exportation et la détermination des prix.

    Ce réseau a maintenant acquis un statut juridique, et un responsable de la formation et du développement commercial a été engagé. Les entreprises ont adopté une stratégie respectueuse de l'environnement, par laquelle ils s'engagent à remplacer l'usage d'espèces menacées par celui d'espèces plus abondantes et à utiliser des colorants naturels. Ils ont lancé leur propre marque (made in Masaya) afin de promouvoir une identité locale et d'établir des normes de production au sein du pôle. En définitive, la marque pourrait englober tous les produits issus du réseau.

    Contribution au Forum exécutif de Giovanna Ceglie, Organisation des Nations Unies pour le développement industriel


    Concepts de base de la compétitivité nationale

    La stabilité macroéconomique. Un environnement macroéconomique stable et prévisible pour le développement des entreprises, caractérisé par de bas déficits budgétaires, un contrôle strict de l'inflation et des taux de change compétitifs.

    La libéralisation. Un régime commercial et industriel orienté vers l'extérieur et respectueux du marché, au sein duquel le contrôle et la taxation des importations sont éliminés.

    L'investissement étranger. Une stratégie active des investissements étrangers qui vise quelques secteurs et pays hôtes réalistes, encourage les organes de promotion à l'extérieur sous la forme de partenariats secteur public-secteur privé, crée des incitations aux investissements compétitifs et des processus d'approbation des investissements simplifiés.

    La formation. Un investissement soutenu dans le capital humain à tous les niveaux (en particulier dans la formation de scientifiques de niveau universitaire, de techniciens de l'information et d'ingénieurs) et une formation croissante au sein de l'entreprise, avec l'assistance aux associations sectorielles dans sa mise sur pied, une campagne d'information pour faire comprendre aux entreprises les bienfaits de la formation et des réductions fiscales pour la formation.

    La technologie. Un soutien technique élargi pour la gestion de la qualité, l'amélioration de la productivité et des services techniques pour les PME, par exemple en offrant une aide financière aux PME pour qu'elles obtiennent la certification ISO 9000, en créant des centres de productivité, en intégrant les institutions techniques publiques aux réseaux commerciaux.

    Le financement. L'accès à des financements industriels importants à des taux d'intérêt compétitifs grâce à une gestion prudente de la politique monétaire, la concurrence au sein du secteur bancaire, la formation du personnel bancaire dans l'évaluation des risques de prêt et dans les prêts libéraux pour les PME.

    L'infrastructure. Une infrastructure efficace et concurrentielle pour les transports aériens ou maritimes, les télécommunications, l'accès à l'internet et l'électricité.

    Contribution au Forum exécutif de Ganeshan Wignaraja, du Secrétariat du Commonwealth, fondée sur son article «Tackling National Competitiveness in a Borderless World», Policy Paper 1, 1999, Commonwealth Business Council.


    Le processus de mondialisation usuel pour les entreprises

    1er stade: intérêt partiel pour l'exportation. Être prêt à assurer une commande à l'exportation non sollicitée, mais sans faire d'effort pour étudier les possibilités d'exportation.

    2e stade: étudier l'exportation. Explorer concrètement la faisabilité de l'exportation sans exporter plus de 5% des ventes totales.

    3e stade: l'exportateur expérimental. Exporte sur une base expérimentale vers des pays géographiquement proches ou qui partagent une culture similaire à celle du marché interne, avec des exportations dépassant 5% des ventes totales.

    4e stade: l'exportateur émergent. Les exportations dépassent 5% des ventes totales; prêt à adapter ses offres aux changements de l'environnement commercial, mais exporte encore uniquement vers des pays proches géographiquement ou culturellement.

    5e stade: l'exportateur expérimenté. Ses exportations dépassent 5% des ventes totales; explore actuellement la faisabilité d'exporter vers d'autres pays, plus éloignés et de culture distincte.

    Contribution au Forum exécutif de Masaaki Kotabe et Michael Czinkota, fondée sur l'article «State Government Promotion of Manufacturing Exports: A Gap Analysis», paru précédemment dans le Journal of International Business Studies, No 23, 4e trimestre 1992, pages 637-658.


recherche