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    Mongolie : Sur la voie de l'économie de marché

     

     
     
    Forum du commerce international - No. 2/2007, © Centre du commerce international

    © Photo Bianco

    Interview - Sambuu Demberel

    Les articles du Forum du commerce sont repris dans les publications mongoles d'éducation au commerce pour faciliter la transition vers l'économie de marché.

    Dans le précédent numéro, nous avons inauguré une nouvelle rubrique consacrée à nos lecteurs. Ils nous confient la façon dont ils utilisent le magazine pour se tenir informés des tendances et des problèmes liés au développement du commerce.

    Sambuu Demberel, Président et Directeur exécutif de la MNCCI, nous fait partager son expérience. Depuis les années 1990, la Mongolie est passée à l'économie de marché et a rejoint l'OMC. Grâce aux publications et aux programmes du CCI, M. Demberel s'est formé au commerce et à développé des programmes de formation pour les entreprises, le gouvernement et les universitaires.

    Q: Depuis combien de temps lisez-vous notre revue?

    R: Depuis 1990 au moment de la transition de la Mongolie vers une économie de marché. Nous ignorions tout des principes de ce système, du commerce international, des problèmes liés au développement du commerce, etc. Notre connaissance de l'économie de marché était purement livresque. Je suis alors tombé sur un exemplaire de la revue dans le bureau d'un ami. Tout était nouveau pour moi et surtout très utile.

    Q: Comment l'utilisez-vous?

    R: J'ai pris trois décisions: un, écrire au CCI pour lui demander d'envoyer toutes ses publications au Market Research Institute, dont je venais de prendre la direction. Deux, traduire la plupart des articles pour les utiliser dans notre matériel promotionnel. Trois, utiliser le matériel traduit pour la formation et la recherche. Dix-sept ans plus tard, la coopération avec le CCI est excellente. Plus de la moitié de nos 70 publications sur la formation commerciale recourt au matériel du CCI. Nous les actualisons et les enrichissons, et nous avons même développé le meilleur programme de formation au commerce extérieur du pays. Je lis tous les numéros et je demande à mes collaborateurs de s'en inspirer dans les journaux ou lors de la formation. Les articles sur la sensibilisation des entreprises à la politique commerciale m'ont été très utiles. Mais je ne lis pas la version en ligne.

    La récente conférence organisée avec le CCI sur la stratégie nationale d'exportation a été l'occasion de montrer au Directeur exécutif adjoint du CCI et à son équipe les progrès réalisés avec le matériel et les publications du CCI. La MNCCI compte des lecteurs très proactifs du Forum du commerce: nous faisons circuler l'information grâce à nos différents outils promotionnels.

    Q: Quels thèmes les lecteurs mongols voudraient-ils voir aborder dans le Forum du commerce?

    R: Nous aimerions plus de sujets sur les outils de financement des exportations, les nouvelles technologies de l'information utiles aux PME, les histoires de réussite à l'exportation, les opportunités commerciales et d'investissement. L'information commerciale et les opportunités de financement (publiques, privées, bilatérales et multilatérales) de projets pour les petites entreprises des pays en développement, seraient aussi appréciées. L'accès élargi aux sources de financement étant important, il serait utile que tous les numéros proposent des sites Internet utiles sur le sujet. Enfin, ce serait bien que le Forum du commerce établisse un «classement des meilleurs exportateurs» à l'instar du magazine américain Fortune 500!

    Q: Vous êtes un ardent défenseur du commerce. Pouvez-vous nous faire partager votre point de vue?

    R: La question est importante et d'actualité. Les mentalités sur la gouvernance évoluent aux plans national et mondial. Les institutions internationales et les gouvernements nationaux apprennent à écouter, communiquer, voire même coopérer avec le secteur privé, véritable moteur de la croissance. En fait, la réussite ou l'échec du cycle de Doha dépendra surtout de l'engagement des entreprises et des parties prenantes gouvernementales dans le dialogue public-privé et des mécanismes de partenariat dans chaque pays membre de l'OMC. Cet engagement est plus important que la diplomatie économique et les négociations elles-mêmes. Le CCI a soutenu cet effort de façon active et nous l'apprécions. Mais beaucoup reste à faire.

    Notre approche, que nous qualifions «d'aigre douce», incluent entre autres: Red Tape Perception Index, Excellence in Good Governance Award (pour le gouvernement), Excellence in Corporate Social Responsibility Award (pour les entreprises) et Green Excellence Award (pour les médias, la recherche et autres institutions de la société civile).

    Nous venons de signer un accord avec le groupe Green, créé par le Parlement en juillet 2007, pour encourager les pratiques commerciales propres sur plusieurs fronts: environnement, alimentation, production.

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