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    Les partenariats public-privé de Nestlé dans l'approvisionnement agricole

     

     
     
    Forum du commerce international - No. 4/2009 
     

    © Nestlé 

    Nestlé, entreprise leader du secteur alimentaire et des boissons, s'approvisionne directement en matières premières auprès d'environ 160 000 producteurs et 600 000 fermiers dans plus de 50 pays. L'entreprise reconnaît l'importance de ses liens directs avec les fournisseurs agricoles et sa stratégie de RSE se focalise sur les pratiques commerciales durables dans les secteurs de la nutrition, de l'eau et du développement rural.

    Opérant via plus de 20 partenariats public-privé (PPP) formels et moins formels, Nestlé travaille avec des producteurs agricoles et des agences non gouvernementales (ONG) et gouvernementales à la recherche de solutions novatrices pour la gestion de l'eau et de pratiques agricoles durables dans les pays en développement. Comme le prouvent les exemples ci-après concernant la Chine rurale et le Viet Nam, Nestlé s'est activement engagée auprès des autorités locales et a collaboré avec elles afin de partager les expériences et les meilleures pratiques d'autres régions pour que les communautés agricoles tirent de réels avantages.

    La technologie biogaz appliquée à la production de lait à Shuangcheng, Chine 

    Nestlé a créé l'unité de production de lait de Shuangcheng, Province de Heilongjiang, au nord-est de la Chine en 1987. C'est la plus importante installation de ce type en Asie et elle occupe la 4ème place mondiale en termes de production laitière annuelle dans le Groupe Nestlé.

    Le district a vu la demande de produits laitiers augmenter rapidement mais avec la hausse de la productivité sont apparus les problèmes. Pour mesurer l'impact environnemental de la croissance, l'Université de Berne a procédé à une évaluation de la durabilité, laquelle a souligné l'importance d'un stockage approprié du fumier pour éviter une contamination de la nappe phréatique. Les systèmes classiques exigeant des investissements élevés qui ne procurent pas d'avantage immédiat, les agriculteurs étaient peu disposés à se doter d'un tel dispositif. Pour appuyer une initiative menée par les autorités locales, Nestlé a présenté comme alternative des "digesteurs" anaérobies bon marché et de taille suffisante. Le gouvernement local et les agronomes de Nestlé ont formé des agriculteurs au traitement et au stockage du fumier et les ont aidés à installer plus de 1500 petites unités de biométhanisation.

    Ces générateurs biogaz non seulement préviennent la pollution mais produisent aussi de l'énergie utilisable pour la cuisine et le chauffage. Des unités plus grandes sont testées; elles pourraient couvrir une partie des besoins en électricité de la communauté et des ménages. Grâce à une technologie simple, les fermiers réduisent leur consommation de bois et de charbon, économisent de l'argent tout en réduisant leurs émissions de carbone, qui contribuent à la pollution de l'air et au réchauffement climatique. Surtout, la production de biogaz est une incitation économique poussant les fermiers à mieux gérer les réserves de fumier et à réduire la contamination de l'eau. Depuis que Nestlé a lancé le projet de biogaz en 2003, des programmes d'éducation et de communication menés, avec l'appui de Nestlé, dans 74 fermes locales à titre démonstratif ont entraîné une hausse de la demande de technologie du biogaz.

    Promotion de la production durable de Robusta dans la province vietnamienne de Dak Lak 

    En 2005, Nestlé participe à un projet de PPP afin de promouvoir la production durable de café Robusta au Viet Nam. Avec le Neumann Kaffee Gruppe et GTZ, agence de coopération internationale basée en Allemagne, l'entreprise a appliqué un projet pilote axé sur les meilleures pratiques dans la culture et la transformation durables du café dans la plus grande région productrice de Robusta du pays, Dak Lak; elle a aussi formé les fermiers à des techniques d'irrigation efficaces. Les principaux acteurs locaux du secteur caféier ont été associés au projet, incluant le Département de l'agriculture et du développement rural, le Centre pour l'expansion de l'agriculture, CafeControl, Western Highlands Agro-forestry Sciences and Technical Institute (WASI) et Central Highlands Soil Research Centre (CSC).

    Les résultats et les expériences du projet ont été diffusés au plan national, en coopération avec l'Association du café et du cacao du Viet Nam. Puis un système a été créé pour transmettre l'information sur les résultats de la recherche sur les techniques et la transformation agricoles aux communautés agricoles. Les étapes ci-après garantissent que les fermiers reçoivent l'information et la formation nécessaires:

    ÉTAPE 1: Collecte de toutes les informations locales pertinentes et actualisées induites par la recherche et couvrant tous les aspects de la chaîne logistique du café. L'information est vérifiée et condensée sous forme de documents techniques pour la formation des formateurs. Responsibilité: WASI et CSC.

    ÉTAPE 2: Formation des agents de vulgarisation et des agriculteurs clés aux méthodes de vulgarisation agricole (GTZ) et au savoir-faire technique lié à la production de café lors de séances de formation des formateurs (six modules dispensés tous les ans par WASI et CSC).

    ÉTAPE 3: Les agents de vulgarisation traduisent les modules de formation technique des formateurs en manuels pratiques de formation technique pour que les producteurs de café forment les fermiers dans des écoles sur le terrain (six modules dispensés tous les ans à des groupes de 20 fermiers).

    ÉTAPE 4: Le projet offre des exemples types des bonnes pratiques agricoles en se focalisant sur l'irrigation et la gestion des engrais sur une parcelle de démonstration. WASI et CSC supervisent les sites de démonstration.

    ÉTAPE 5: Les fermiers notent leurs activités quotidiennes dans des carnets de terrain, qui servent à évaluer les résultats financiers et les entrées et sorties. Les résultats sont utilisés lors de séances de formation dispensées dans des écoles de terrain aux fermiers afin qu'ils bénéficient des expériences vécues par d'autres.

    Résultats du projet

    Le projet 2005 a suscité des réactions positives de la part des producteurs locaux de café, des organisations partenaires et des responsables politiques. Le projet a permis d'améliorer le rendement des plants de café et de réduire de 60 pour cent la consommation d'eau. L'expérience acquise est également reproduite dans les provinces environnantes.



     
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