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    Les droits de la propriété intellectuelle aident les artistes et les artisans

     

     
     
    © Centre du commerce international, Forum du commerce international - No. 2/2004

    Dans un effort conjoint pour protéger les artistes et les artisans des pays en développement contre le vol de leurs idées créatrices, le CCI et l'OMPI ont publié un guide de conseils pratiques.

    «Ce guide est destiné aux artistes et artisans des pays en développement qui, trop souvent, ne savent pas se protéger des imitateurs peu scrupuleux, déclare María-Mercedes Sala, Administratrice principale du CCI en développement des marchés.

    Cet état de fait est non seulement injuste pour les artistes et les artisans, mais le secteur de l'artisanat et des arts visuels dans les pays en développement et en transition constitue une part substantielle de leur héritage culturel. La création est importante pour le développement économique durable et la réduction de la pauvreté.»

    Dans la préface de ce guide, Le marketing des produits de l'artisanat et des arts visuels: Le rôle de la propriété intellectuelle: Guide pratique, MM. J. Denis Bélisle, Directeur exécutif du CCI, et Kamil Idris, Directeur général de l'OMPI, mettent en évidence que, «avec la facilité et la rapidité avec lesquelles il est possible de copier et d'imiter, le marché peut tout simplement être inondé avec des produits similaires, voire des copies pures et simples.

    «La véritable difficulté, pour les artisans et les artistes visuels (peintres, sculpteurs et photographes), n'est pas seulement de produire et de commercialiser avec succès de nouveaux produits qui correspondent aux goûts changeants des consommateurs, mais c'est aussi d'empêcher ou de gérer efficacement la concurrence déloyale ou le vol.»

    Empêcher la concurrence déloyale



    Ils notent que le système de la propriété intellectuelle (PI) est «le meilleur outil disponible pour dissuader la concurrence déloyale et pour maintenir l'exclusivité de la production créative et novatrice sur la place de marché».

    Il existe différents types de PI, tels que les copyrights, marques de commerce, brevets et marques d'homologation.

    «Contrairement à ce qu'on croit généralement, s'inscrire auprès de bureaux de la propriété intellectuelle, soit comme particulier, soit par l'intermédiaire d'une association, n'est pas nécessairement un processus coûteux», affirme Mme Sala.

    Le guide CCI-OMPI indique aux artisans et artistes des pays en développement «pourquoi, où, quand et comment» ils devraient songer à se servir de la PI pour commercialiser mieux leurs créations à l'étranger.

    «La raison d'être du CCI, poursuit Mme Sala, est d'aider les gens des pays en développement à exporter leurs produits et créations. Avec ce guide, nous pouvons épauler les créateurs pour déterminer pourquoi ils devraient protéger leurs œuvres grâce aux droits de la PI, quelles mesures sont les mieux adaptées à leurs besoins, quels coûts et quels gains représenterait cette protection, comment trouver l'information sur la PI et localiser les bureaux régionaux de la propriété intellectuelle et s'il est opportun de faire partie d'une association de gestion collective du copyright.

    Nous espérons que ce guide sera aussi pertinent pour une entreprise urbaine moderne que pour un groupe autochtone ou pour un artisan traditionnel.»

    Parmi les particuliers ou les entités susceptibles d'être intéressés par cet ouvrage, il y a notamment les artisans salariés et leurs associations, les artistes visuels, les artisans indépendants, les associations d'entreprises artisanales, les institutions de promotion du commerce ou autres, les professionnels du développement du commerce ou les consultants commerciaux, les organisations gouvernementales ou non œuvrant dans le développement de l'artisanat et des arts visuels, les enseignants et formateurs spécialisés dans la commercialisation et la promotion de l'exportation de l'art et de l'artisanat.

    Cas pratiques



    Un chapitre est consacré aux études de cas. Parmi celles-ci: les panamas équatoriens, des meubles de style africains produits au Sénégal, de l'artisanat maori de Nouvelle-Zélande, la poterie slovaque et de l'artisanat népalais en argent, ainsi que les tissus Harris Tweed des Outer Hebrides écossaises, les créations d'un artiste américain et la société Garrison Guitars au Canada.





    Le CCI à la CNUCED XI



    • Groupe de haut niveau sur les industries créatrices et le développement - 13 juin. J. Denis Bélisle, Directeur exécutif du CCI, participe à cette réunion et exprime les préoccupations liées à l'exportation chez les artistes visuels.



    Pour plus d'information, veuillez contacter María-Mercedes Sala (sala@intracen.org), Administratrice principale du CCI en développement des marchés. Pour obtenir un exemplaire du guide, voir page 39 ou consulter la boutique en ligne du CCI (http://www.intracen.org/eshop).

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