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    Le développement par le commerce : Les exportatrices se distinguent

     

     
     
    © Centre du commerce international, Forum du commerce international - No. 4/2003

    Grâce aux exportations, les femmes d'affaires des pays en développement construisent un futur meilleur pour leurs employés, leur communauté et elles-mêmes.

    Qui sont les femmes qui évoluent dans le milieu des affaires international? Quelles difficultés rencontrent-elles dans les nations moins développées? Comment y répondent-elles? Les cas évoqués dans les pages qui suivent nous donnent un aperçu de la situation, et nous espérons que des idées en découleront pour encourager les femmes chefs de file dans le développement des exportations.

    Bien qu'elles soient originaires de différents pays - Cameroun, Inde, Népal et Afrique du Sud - et qu'elles représentent diverses activités, leurs cas ont des points communs.

    Premièrement, ils montrent ce que des femmes d'affaires de premier ordre peuvent faire, en construisant, grâce à l'exportation, un futur meilleur pour leurs employés, leur communauté et elles-mêmes. Leur expérience en tant que femmes a formé leur approche des entreprises qu'elles ont créées et qu'elles dirigent. Leur rôle sert de modèle pour les femmes qui s'engagent dans le commerce.

    Deuxièmement, dans les cas évoqués, l'augmentation des exportations coïncide avec l'engagement social. Ainsi, Sulo Shrestha-Shah, qui dirige une société népalaise d'investissement, souligne que son entreprise se fonde sur les principes de la responsabilité sociale. Pour sa part, Tembeka Nkamba-Van Wyk, qui exporte de l'artisanat, emploie des milliers de femmes en Afrique du Sud. «Si vous travaillez avec des personnes originaires de milieux défavorisés, il faut envisager votre rôle non seulement du point de vue du chef d'entreprise, mais aussi comme acteur social», affirme-t-elle.

    Troisièmement, les approches et les préoccupations sont les mêmes. Le réseautage est considéré comme un ingrédient majeur dans la recette de la réussite. Les nouvelles technologies aident les femmes chefs d'entreprise à travailler en réseau et à gérer leurs sociétés. Former la main-d'œuvre est une tâche importante, et toutes les femmes entrepreneurs cherchent à le faire. Elles ont également exprimé qu'il faut aborder la question de l'accès au crédit, qui peut représenter un écueil important. Les solutions vont du financement de quelques entreprises en démarrage à la création d'une banque coopérative où des milliers de membres déposent leur épargne.

    Quatrièmement, les stratégies de développement du commerce ne peuvent pas ignorer le secteur informel. Pour de nombreux pays en développement, c'est dans ce secteur que fonctionne le segment de population le plus vulnérable, pourtant doté d'un fort esprit d'entreprise. Ces gens ont souvent besoin d'une assistance spécifique pour s'intégrer dans le commerce formel international.

    Nombreux sont ceux qui prétendent que les études manquent sur les femmes au sein du commerce international, pourtant les revendications, les articles et les essais abondent. Nous encourageons nos lecteurs à écrire sur des expériences d'autonomisation: les cas vécus de femmes chefs de file dans le commerce international, leurs préoccupations et les enseignements que les responsables politiques peuvent apprendre de leur pratique.

    Mary Treacy et Prema de Sousa, Conseillères de rédaction de Forum du commerce, ont participé à l'élaboration de cet article.


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