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    LatinPharma 2003: forger des alliances entre partenaires «naturels»

     

     
     
    © Centre du commerce international, Forum du commerce international - No. 2/2003

    Pour entrer dans des partenariats, les firmes de produits naturels doivent utiliser des méthodes acceptées internationalement.

    Le marché mondial des produits naturels atteindra US$ 100 milliards d'ici à 2010, les produits thérapeutiques en constituant près de 80%. En créant des liens entre les compagnies pharmaceutiques et celles qui fabriquent des produits naturels, le CCI permet à l'industrie pharmaceutique d'Amérique latine de devenir compétitive dans l'exportation de produits phytothérapeutiques.

    Des ressources naturelles sont découvertes dans les pays en développement, mais ces derniers n'ont pas exploité à fond les possibilités commerciales de cette richesse de la biodiversité. Le Pérou, par exemple, possède presque 20% des plantes médicinales de la planète; pourtant, en 2002, ses exportations de produits phytothérapeutiques ne s'élevaient qu'à US$ 5 millions, soit l'équivalent de 0,03% des exportations mondiales.

    Encourager le développement commercial

    L'initiative du CCI concernant LatinPharma appuie le développement et le renforcement du commerce intrarégional au sein de l'industrie pharmaceutique latino-américaine. En 2002, lors de sa première édition, LatinPharma a approfondi le sujet des médicaments génériques et des débouchés commerciaux qui en découlent pour la région.


    LatinPharma 2003 s'est concentré sur l'encouragement d'alliances stratégiques entre des entreprises pharmaceutiques et les producteurs de produits phytothérapeutiques de la Communauté andine. En effet, ils sont des partenaires indiscutables dans la région: les entreprises pharmaceutiques possèdent la capacité productive, le savoir-faire commercial, l'accès aux marchés financiers et aux chaînes de distribution, mais elles fonctionnent en dessous de leurs capacités, en raison de la concurrence des firmes pharmaceutiques multinationales. Les fabricants de produits naturels ont accès aux matières premières, à la recherche et au développement de nouvelles formules, et à une clientèle presque deux fois plus nombreuse que celle pour les médicaments.

    Les institutions d'appui au commerce de chaque pays membre de la Communauté andine, en collaboration avec des associations spécialisées, ont entrepris des études sur l'offre et la demande en vue d'analyser les marchés et de déterminer le potentiel de ces partenariats. Ces études ont révélé des perspectives très positives, avec un potentiel régional d'exportation estimé à US$ 61 millions. Toutefois, pour concrétiser des partenariats commerciaux, les entreprises de produits naturels doivent encore régler quelques questions, notamment:

    • développer des méthodes acceptées internationalement telles que la gestion de la qualité, les procédés de réalisation, l'emballage et les études de bioéquivalence (voir encadré), et


    • obtenir des conseils juridiques sur les questions liées aux affaires telles que les brevets et les droits de propriété intellectuelle pour protéger leurs connaissances.




    Une approche d'ensemble

    Un forum de discussion en ligne en vue d'identifier et de débattre de ces questions a précédé une série de conférences, une foire commerciale ainsi qu'une réunion acheteurs/vendeurs (Lima, Pérou, juillet 2003). Durant les conférences, les Latino-Américains ont fait part de leurs expériences, positives ou négatives. Des experts internationaux ont apporté leurs conseils, notamment sur l'harmonisation des procédures d'enregistrement.


    Apprendre à positionner son entreprise et ses produits sur le marché est la dernière étape de la préparation à exporter. La foire commerciale LatinPharma, de par sa petite taille, a permis aux PME d'expérimenter ce type de rencontre, en vue de participer peut-être à des manifestations internationales plus importantes. Cette foire était aussi destinée aux fournisseurs du secteur, comme les producteurs de machines et d'emballages.

    Après la théorie, la pratique: le CCI a examiné le profil des
    entreprises et organisé des rencontres tête à tête entre des partenaires commerciaux potentiels.

    À chacun son rôle

    Alors que LatinPharma s'est occupé des produits naturels, le CCI a fait appel aux connaissances et apports de la CNUCED, notamment son programme Biotrade. Parallèlement, la CNUCED a organisé des ateliers, concernant par exemple le secteur des produits naturels, ainsi qu'une table ronde avec des experts régionaux sur des thèmes tels que les brevets. Les institutions régionales ont contribué à l'organisation de la rencontre. LatinPharma 2003 s'est tenu dans l'enceinte du Secrétariat de la Communauté andine de nations, alors que la Société andine de développement a financé la participation des agences régulatrices et d'accréditation.















    Qu'est-ce que la bioéquivalence?

    Les études de bioéquivalence comparent un produit pharmaceutique générique ou innovateur au produit de pointe sur le marché, afin de déterminer l'équivalence pharmacocinétique, ou bioéquivalence. Un médicament est défini comme bioéquivalent s'il est similaire au produit de pointe sur le marché quant à ses taux et extension d'absorption dans le corps. Une étude de bioéquivalence comprend généralement une phase clinique, durant laquelle des volontaires sains reçoivent, en deux occasions distinctes, une dose unique du médicament testé. Les volontaires sont internés dans une clinique et des échantillons de sang sont recueillis à intervalles prédéterminés. Ces échantillons sont ensuite analysés dans un laboratoire d'analyse médicale, pour mesurer la concentration du médicament et/ou de son métabolite. Cette information est étudiée et interprétée pour déterminer les paramètres de bioéquivalence ci-dessus.



    Pour plus d'information sur LatinPharma, veuillez contacter Emmanuel Barreto, Conseiller du CCI sur le commerce Sud-Sud (barreto@intracen.org).


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