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    Lancement du 40e anniversaire du CCI

     

     
     
    © Centre du commerce international, Forum du commerce international - No. 2/2004

    M. Kofi Annan, Secrétaire général des Nations Unies.

    Au cours de sa réunion annuelle, le CCI a entamé les célébrations de son 40e anniversaire. Nombreux ont été ceux qui l'ont félicité de ses accomplissements et encouragé à continuer sur la voie choisie.

    Les partenaires, donateurs et clients du CCI se sont réjouis qu'il devienne un acteur de premier plan dans l'assistance technique liée au commerce. Ils ont relevé sa proximité avec les milieux économiques et son intérêt pour les pays les moins avancés (PMA), son engagement au sein de partenariats élargis et son approche dynamique des changements dans l'environnement du commerce. Voici une sélection de leurs déclarations et messages.

    Mettre le commerce au service du développement

    Par Kofi Annan, Secrétaire général des Nations Unies

    En dépit d'une croissance remarquable dans le commerce international durant ces 50 dernières années, trop peu de pays dans le monde en développement en ont profité. Ces pays ne manquent pourtant pas de potentiel pour participer de manière compétitive et constructive sur la place de marché internationale. En revanche, le défi que la communauté mondiale doit relever est de s'assurer que ces pays jouissent sans entraves de la possibilité de réaliser ce potentiel, et ainsi de leur permettre de progresser réellement vers l'accomplissement des Objectifs de développement pour le Millénaire.

    C'est avec cette toile de fond que j'ai le plaisir de saluer le travail du Centre du commerce international. Le CCI est unique en son genre: la seule agence de coopération technique financée sur la base d'une joint venture entre les Nations Unies et une organisation non onusienne, l'Organisation mondiale du commerce. Sa contribution à mettre le commerce au service du développement est largement reconnue au sein du système des Nations Unies, de la communauté des donateurs et, surtout, dans les pays en développement.

    L'activité d'assistance technique liée au commerce n'est pas facile, mais le CCI a su équilibrer les demandes liées au commerce de ses clients issus des milieux d'affaires avec les impératifs généraux du développement durable et de la réduction de la pauvreté. Il a consacré avec sagesse ses ressources au domaine par excellence de l'assistance au développement: le renforcement des capacités nationales. Il a forgé des partenariats qui viennent compléter ses propres programmes et en assurent des effets élargis. Il a aussi su anticiper et agir sur le besoin de changer tant dans son fonctionnement que dans son offre.

    Je tiens à féliciter le personnel du CCI et sa direction, anciens et actuels, pour leur travail au long de ces 40 ans de services d'appui aux efforts d'exportation du monde en développement. Veuillez accepter, je vous prie, mes meilleurs vœux pour un avenir brillant et plein de succès.

    Le texte ci-dessus a été tiré du message de M. Annan au Groupe consultatif commun du CCI, prononcé par M. Sergei Ordzhonikidze, Directeur général du Bureau des Nations Unies à Genève.

    Le CCI étend les possibilités commerciales

    Par Douglas M. Griffiths, États-Unis

    En tant qu'organisation qui collabore étroitement avec les hommes d'affaires et les responsables gouvernementaux sur le terrain, le CCI joue un rôle indispensable dans le renforcement des capacités productives et commerciales des pays en développement. C'est au CCI de transformer les résultats issus des salles de conférence de Genève en débouchés tangibles pour le monde en développement.

    C'est le CCI qui représente le mieux l'élément entrepreneurial de la réponse de la communauté internationale pour augmenter les possibilités commerciales - tant dans sa manière d'aborder son travail que par les partenaires qu'il choisit dans les pays en développement.

    La coopération du Gouvernement des États-Unis avec le CCI s'est intensifiée ces dernières années, avec notamment sa contribution aux programmes Business for Development et Interactive TradeMap.

    Il est de plus en plus reconnu que les capacités institutionnelles, techniques et productives constituent un tremplin pour la participation effective des pays en développement au système commercial mondial. Le CCI joue un rôle clé dans ce processus. Nous félicitons la réussite du CCI dans l'augmentation des débouchés commerciaux pour les pays en développement et nous réjouissons de travailler ensemble au cours des 40 années à venir.

    M. Griffiths est Premier Secrétaire à la Mission permanente des États-Unis auprès des Nations Unies et d'autres organisations internationales à Genève. Le texte ci-dessus est un extrait de ses déclarations.

    Viser les pays les moins avancés

    Par Gyan Chandra Acharya, Népal

    Le CCI a adopté une approche novatrice dans l'utilisation de ses ressources au profit des pays en développement: notamment des partenariats élargis avec un grand nombre d'organisations intergouvernementales et multilatérales. Il faut relever aussi son travail sur le terrain, qui a un impact direct. Comme il coopère avec les PME, son rôle dans la promotion de la compétitivité sur la scène du commerce international hautement intégrée et de nature changeante est particulièrement important.

    Ces prochaines années, j'espère que le CCI va continuer de porter une attention particulière aux nécessités et aux préoccupations des PMA, eu égard à leur marginalisation croissante dans l'économie mondiale. La part des PMA dans le commerce mondial a passé de 3% en 1960 à moins de 0,5% actuellement. La plupart dépendent encore des produits de base pour leur revenus à l'exportation. Ils n'ont pas pu diversifier leur base d'exportations ni profiter de leur avantage concurrentiel. Le développement de produits et la pénétration sur les marchés demeure une difficulté majeure.

    Le Népal vient d'adhérer à l'OMC comme 147e membre. Nous nous réjouissons de collaborer étroitement avec le CCI afin de consolider notre processus d'intégration à l'économie mondiale et de faire de ce nouvel environnement une force positive pour la promotion du commerce et du développement et pour diminuer la pauvreté dans le pays.

    Au fil des ans, le Népal a bénéficié de plusieurs programmes du CCI pour promouvoir le commerce et le potentiel d'exportation des entreprises, en coopération avec le Gouvernement et le secteur privé. Le récent Forum sur le commerce électronique pour l'Asie et le Pacifique tenu à Katmandou a émis des recommandations spécifiques pour le développement du commerce dans la région et l'intégration de la technologie à cette activité.

    L'accent mis par le CCI au niveau des entreprises est très apprécié, car ses programmes se sont montrés efficaces et visaient l'obtention de résultats. Les stratégies de développement des entreprises en vue de les intégrer au système commercial multilatéral grâce à une compétitivité accrue est la clé du succès pour les pays en développement. Nous espérons collaborer étroitement avec le CCI à l'avenir.

    S. E. Gyan Chandra Acharya est Ambassadeur et Représentant permanent du Népal auprès des Nations Unies et d'autres organisations internationales à Genève. Le texte ci-dessus est un extrait de ses déclarations.

    Complémentarité dans le développement du commerce

    Par Rubens Ricupero, Secrétaire général de la CNUCED

    Les complémentarités entre le travail du CCI, de l'OMC et de la CNUCED sont évidentes dans toutes sortes d'opérations conjointes sur le terrain. Le Programme intégré conjoint d'assistance technique en faveur de certains pays moins avancés et d'autres pays africains (JITAP) est devenu une des meilleures références de coopération interagence dans le domaine du renforcement des capacités liées au commerce.

    La nouvelle stratégie de coopération technique de la CNUCED adoptée en octobre dernier met l'accent sur le renforcement des institutions, les objectifs à long terme et l'appui aux politiques locales comme éléments essentiels de nos efforts en vue du développement des capacités. Il existe une convergence entre ces objectifs et le «cadre stratégique 2006-2007» proposé par le CCI.

    Nous nous réjouissons de trouver des complémentarités avec l'initiative du CCI de stages pour les diplômés en études commerciales, et de fortifier ainsi la coopération entre nos trois organisations dans le renforcement des capacités commerciales à long terme.

    Le texte ci-dessus est un extrait des déclarations de M. Ricupero prononcées par Heiner Flassbeck, de la CNUCED.

    Un partenaire de confiance

    Par Pierre-Louis Girard, Suisse

    La Suisse a toujours attaché une grande importance au CCI comme un lien irremplaçable dans ses projets d'assistance technique multilatérale et bilatérale. Il convient de féliciter le CCI pour sa détermination à apprendre de l'expérience passée et à adapter sa stratégie aux difficultés du présent, de manière à devenir plus compétent à l'avenir.

    Je suis également heureux de remarquer que le CCI fait preuve d'une grande capacité d'autoanalyse. C'est essentiel, surtout quand il s'agit d'évaluer les effets de ses activités et d'adapter sa gestion en conséquence.

    Je remarque avec satisfaction que le CCI a largement atteint son objectif d'augmenter sa fourniture d'assistance technique de 20% en 2002, notamment grâce à une augmentation des contributions volontaires de la part de ses donateurs. Ce développement confirme une progression constante ces dernières années et prouve la confiance dont jouit le CCI chez les pays donateurs.

    Ce qui rend le CCI unique, c'est sa mission de se consacrer exclusivement à l'assistance technique liée au commerce au profit du secteur privé. La Suisse aimerait que le CCI soit plus dynamique pour trouver des synergies avec les organisations multilatérales ainsi que certains programmes bilatéraux. En d'autres termes, nous aimerions que le CCI assume la responsabilité de coordonner ces activités sur le terrain.

    En ce qui concerne les projets bilatéraux avec le CCI, la Suisse va continuer son partenariat pour le Forum exécutif sur les stratégies nationales d'exportation. Elle prévoit aussi de mettre en œuvre un nouveau projet de promotion du commerce dans le sud-est de l'Europe. D'autres projets bilatéraux en cours incluent la promotion du commerce et le développement des exportations en Asie centrale et du Sud-Est et en Bolivie. D'importants projets sont aussi en train de voir le jour en Afrique.

    S. E. Pierre-Louis Girard est Ambassadeur et Représentant permanent de la Suisse auprès de l'OMC et de l'AELE. Le texte ci-dessus est un extrait de ses déclarations.

    Augmenter le commerce et réduire la pauvreté en Afrique

    Par Ablassé Ouedraogo, Groupe de la Banque africaine de développement

    La qualité de son environnement d'exportation est cruciale pour l'Afrique, car elle a une influence directe sur l'investissement et la croissance, et en conséquence sur sa population. Les devises gagnées grâce aux exportations permettent aux pays africains d'importer des biens et équipements nécessaires à la croissance économique et de payer la dette extérieure. La promotion de l'exportation est ainsi directement liée à la diminution de la pauvreté.

    Les banques de développement commencent à s'intéresser au commerce comme moyen de réduire la pauvreté, mais elles peuvent faire plus. La Banque africaine de développement ne va pas répéter le travail d'organisations comme l'OMC, la CNUCED et le CCI. Elle doit en revanche redéfinir la nature et la portée de ses activités liées au commerce et au développement, notamment dans les secteurs qui peuvent contribuer à faire reculer la pauvreté. Notre banque s'emploie à améliorer les capacités de recherche des institutions nationales, subrégionales et régionales afin de promouvoir l'intégration économique et la coopération entre pays africains. Le Groupe de la Banque africaine de développement, le CCI, l'OMC et la CNUCED vont également travailler de concert pour harmoniser leurs politiques et leurs procédures concernant le développement du commerce.

    Ablassé Ouedraogo est Conseiller principal du Président du Groupe de la Banque africaine de développement. Le texte ci-dessus est un extrait de ses déclarations.

    Créer des liens entre milieux d'affaires et gouvernements

    Par Rolf-Dieter Drescher, Allemagne

    Lorsqu'il s'agit d'aider les pays en développement à améliorer leur compétitivité à l'exportation, l'assistance technique au secteur des affaires est l'ingrédient essentiel. Un partenariat constructif et le dialogue entre les secteurs public et privé tels que le CCI les encourage sont cruciaux pour augmenter la participation des pays en développement au système commercial multilatéral.

    Le «texte Derbez» - un projet de compromis proposé par le Ministre mexicain des affaires étrangères lors de la Conférence ministérielle de l'OMC à Cancún - reconnaît explicitement «les efforts fructueux du CCI pour impliquer les milieux d'affaires des pays en développement dans le contexte du Programme de Doha pour le développement» et encourage le CCI à suivre cette direction. À mon avis, le CCI est devenu un protagoniste sur la scène de l'assistance technique liée au commerce.

    M. Rolf-Dieter Drescher est Chef de Division adjoint au Ministère fédéral de la coopération et du développement économique. Le texte ci-dessus est un extrait de ses déclarations.

    De précieux services pour les PMA

    Par Naim Akibou, Bénin, au nom du Groupe des pays les moins avancés

    Les outils que le CCI a conçus ont démontré leur pertinence et leur utilité. Parmi les activités et programmes précieux pour la promotion du commerce et l'amélioration de la compétitivité des entreprises auxquels les PMA participent, il y a le JITAP, le Cadre intégré, le Programme de promotion du commerce Sud-Sud et le Programme de la réduction de la pauvreté par l'exportation.

    Le nombre des bénéficiaires a augmenté et comprend plusieurs pays en développement et économies en transition.

    Le Groupe des PMA remercie ses partenaires de leurs contributions en faveur des pays bénéficiaires et leur demande d'augmenter leur appui de manière à conserver le rythme et les résultats positifs déjà acquis.

    Enfin, le Groupe des PMA exprime sa satisfaction à l'égard du CCI, pour la qualité de ses activités sur le terrain et les services toujours meilleurs qu'il offre à son siège de Genève.

    M. Akibou est Premier Secrétaire à la Mission permanente du Bénin auprès des Nations Unies à Genève. Le texte ci-dessus est un extrait de ses déclarations au nom du Groupe des pays les moins avancés.

    Travail ardu et résultats

    Par Kipkorir Aly Azad Rana, OMC

    Auparavant fournisseur d'information commerciale et de services de conseil en promotion du commerce aux communautés d'affaires des pays en développement, le CCI est devenu un acteur à part entière et très respecté dans le domaine de l'assistance technique liée au commerce et du renforcement des capacités commerciales. Le CCI a aussi encouragé les liens entre producteurs et exportateurs des pays en développement de différents continents, leur offrant la possibilité de partager leurs expériences et connaissances.

    Grâce à l'innovation ainsi qu'à un examen et une évaluation constants, le CCI a maintenu sa pertinence en tant qu'institution consacrée à l'appui des milieux d'affaires. Il a gagné la confiance et le respect du secteur des affaires de manière tout à fait classique: grâce à son travail ardu, ses performances et ses résultats.

    La philosophie de base selon laquelle le commerce peut être un moteur puissant pour la croissance et le développement dans les zones les plus pauvres du monde assurera que le CCI reste pertinent à l'avenir. À l'OMC, nous partageons cette philosophie. Aucun autre domaine de la coopération économique ne peut offrir aux pays en développement les bénéfices qu'une libéralisation du commerce ambitieuse peut générer.

    L'OMC a collaboré étroitement avec la CNUCED et le CCI pour que tous les pays en développement puissent bénéficier pleinement du système commercial multilatéral ouvert et fondé sur des règles. Le Cadre intégré pour les pays les moins avancés, par exemple, permet une meilleure livraison de l'assistance liée au commerce répondant aux besoins spécifiques des PMA.

    Nous reconnaissons le rôle crucial du CCI dans le développement du commerce et louons son expérience comme fournisseur d'assistance technique spécialisée. Nous l'encourageons à continuer d'innover dans ses approches et ses programmes.

    M. Rana est Directeur général adjoint de l'OMC. Le texte ci-dessus est un extrait de ses déclarations.


    Dianna Rienstra et Prema de Sousa ont préparé cet article. Le texte complet de la 37e session du Groupe consultatif commun du CCI est disponible en ligne à l'adresse http://www.intracen.org/menus/itc-f.htm


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