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    L'Aide pour le commerce - La réunion de Montreux intègre la voix des entreprises dans les évaluations

     

     
     
    Forum du commerce international - No. 2/2007, © Centre du commerce international 

    Écouter la voix des entreprises, depuis l'élaboration de la politique commerciale jusqu'à la conception des projets, est essentiel à l'efficacité de l'Aide pour le commerce.

    Les dirigeants des associations commerciales d'Afrique, d'Asie, d'Europe et d'Amérique latine ont rencontré des experts commerciaux à Montreux, Suisse, en juin afin de décider de la meilleure façon d'orienter l'aide étrangère pour aider les pays en développement à stimuler leurs exportations. Le dialogue sur trois jours, axé sur le secteur privé et l'Aide pour le commerce, était organisé par le CCI et une ONG basée à Genève, le Centre international pour le commerce et le développement durable (ICTSD en anglais).

    «Nous nous réjouissons de ce dialogue entre le CCI-ICTSD et le secteur privé, importante partie prenante de l'Aide pour le commerce» a déclaré Valentine Rugwabiza, Directrice générale adjointe de l'OMC.

    L'équipe spéciale de l'OMC chargée de l'Aide pour le commerce a émis des recommandations sur la meilleure façon d'aider les pays à développer leurs économies dans le contexte du Programme de Doha.

    Le dialogue de Montreux a examiné la recommandation de l'Équipe spéciale sur le rôle important que doit jouer le secteur privé dans l'Aide pour le commerce. Selon l'Équipe spéciale, «le dialogue accru entre le secteur public et les entreprises privées améliorera l'efficacité de l'estimation des besoins en matière d'aide pour le commerce, des diagnostics, de l'exécution et de son évaluation.»

    Intégrer les entreprises à l'équation



    Le dialogue de Montreux a conclu que les programmes d'Aide pour le commerce devaient considérer le secteur privé comme:

    • un partenaire de l'élaboration et de l'exécution des projets;
    • un défenseur de la politique commerciale; et
    • un bénéficiaire des programmes de gestion et de financement des exportations largement accessibles.
    Deux études de cas - opérations douanières au Ghana et installations frigorifiques au Mali - ont montré que faire des entreprises des partenaires a amélioré la compétitivité des exportations. Comprendre les problèmes posés par la lenteur des procédures douanières et la détérioration des produits frais est important pour toutes les parties. L'Aide pour le commerce a initié le dialogue secteur privé-gouvernement, garanti un capital initial et dégagé de nouvelles façons de garantir l'efficacité et la durabilité financière des opérations.

    En Zambie, l'Aide pour le commerce a permis de sensibiliser à la politique commerciale par le biais d'une organisation commerciale. Les participants ont admis l'importance de tenir compte des points de vue de toutes les organisations représentatives des entreprises, incluant les micro-entreprises et les PME, et de doter les représentants du privé des compétences analytiques utiles à l'efficacité de la sensibilisation aux questions de politique commerciale.

    Les cas du Pérou et de l'Ouganda portent sur la formation à la gestion des petites entreprises et des institutions commerciales nationales qui travaillent avec elles. L'accès au financement pose toujours problème. La solution consiste à développer des programmes pour de nombreuses PME, qui ne soient pas considérés comme une distorsion des marchés ou un subventionnement.

    «Ce dialogue illustre brillamment la collaboration pratique entre nos organisations», a déclaré Ricardo Meléndez-Ortiz du ICTSD.

    Les évaluations régionales de l'OMC



    Fin 2007, l'OMC mènera une évaluation générale des activités de l'Aide pour le commerce avec les banques de développement régionales - la Banque de développement inter-américaine, la Banque africaine de développement et la Banque asiatique de développement. Trois évaluations régionales (Afrique, Asie et Amérique latine/Caraïbes) la précéderont.

    L'OMC a demandé au CCI d'inclure le point de vue du secteur privé dans ces évaluations, suite à sa contribution fructueuse aux négociations entre pays en développement. Le dialogue de Montreux est la première étape du processus visant à favoriser la participation du secteur privé à ces évaluations régionales.

    Voir également:http://www.intracen.org/mts  sélectionnez "Round Tables" (site en anglais) 

    Collaborateurs: Rajesh Aggarwal, Julie-Anne Lee, Natalie Domeisen, CCI. 


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