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    Du Népal, un appel pour encourager le commerce à l'intérieur des régions

     

     
     
    © Centre du commerce international, Forum du commerce international - No. 1/2000

    Votre dernier numéro était très instructif. C'est avec plaisir que j'ai pu m'informer sur l'harmonisation du droit des affaires dans 15 pays d'Afrique («Le droit des affaires africain sur CD-ROM et sur l'internet», Forum 4/1999). Je pense que c'est un exemple de ce que les pays les moins avancés et en développement peuvent accomplir pour stimuler le commerce intrarégional et améliorer le contexte de l'investissement pour la région dans son ensemble.

    Les zones de commerce régionales sont en expansion, de façon à augmenter le commerce à l'intérieur des régions. Ce type d'échanges peut servir d'amortisseur lors des fluctuations du commerce mondial. Dans les groupements régionaux majeurs, le commerce intrarégional correspond à une large part du commerce total des pays membres.

    Il existe pourtant une différence dans les effets qu'entraînent réellement les accords de commerce régionaux. Dans les pays développés, les groupes régionaux atteignent des niveaux plus élevés dans les échanges intrarégionaux que dans les pays en développement. Selon un rapport de l'OMC, la part du commerce intrarégional dans les pays membres de l'Association de l'Asie du Sud pour la coopération régionale (SAARC) parvenait, en 1996, à un maigre 4,3% des exportations totales de la région. Pour la même période, les échanges intrarégionaux s'élevaient à 47,5% des exportations totales des pays soumis à l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), et à 61,5% des exportations totales au sein de l'Union européenne.

    Des pratiques commerciales restrictives, le manque d'information et des moyens de transport peu fiables sont trois des principaux facteurs qui empêchent l'expansion du commerce intrarégional dans les pays en développement, malgré leur énorme potentiel.

    Les rapports commerciaux entre les pays de la SAARC sont affectés par des droits de douanes élevés et des barrières non tarifaires telles que les restrictions quantitatives et les pratiques discriminatoires, selon une étude menée par le Centre pour le développement économique et l'administration de Katmandou. Malgré la libéralisation des tarifs d'importation dans presque tous les pays de la SAARC, les barrières non tarifaires entravent le potentiel d'expansion commerciale. Les accords de commerce régional devraient s'attaquer à ces pratiques.

    Le manque d'information constitue un véritable obstacle. Dans notre région, l'absence d'un centre régional d'information commerciale nous affecte tous. De la même manière, les foires commerciales en vue de la promotion des petites et moyennes entreprises de la région sont comptées.

    Enfin, les déficiences des transports au sein de la région sont un facteur limitatif de plus pour les firmes des pays en développement, qui les empêche de tirer parti du commerce régional. La région de la SAARC a besoin d'un réseau de transport intégré, qui provoquerait un véritable coup de pouce pour le flux des marchandises et des personnes à l'intérieur de la région.

    Si l'on ne prend pas en main ces questions, il sera inutile d'espérer un essor des échanges intrarégionaux.

    Navin Subedi étudie un MBA en gestion à l'Université de Katmandou, Népal


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