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    Dialogue avec les partenaires

     

     
     
    © Centre du commerce international, Forum du commerce international - No. 2/2004

    M. J. Denis Bélisle, Directeur exécutif du CCI.

    Depuis 2002, le CCI a atteint une croissance de ses prestations de 20%, et il va garder ce rythme en 2004. L'innovation dans le contenu et la livraison, l'attention portée aux synergies et un engagement accru des partenaires nationaux sont autant d'éléments qui ont contribué à cette croissance durable.

    Durant l'an 2003, le CCI s'est concentré sur trois objectifs.
    Ce sont:

    • rester un fournisseur d'assistance technique spécialisée liée au commerce et s'épanouir dans cette niche en intensifiant ses activités plutôt qu'en les diversifiant;
    • combiner de plus en plus son expertise avec celle d'autres entités au sein de
    • «consortiums» et continuer à innover dans ses approches, et
    • œuvrer en vue d'obtenir des effets plus marqués et une efficacité accrue par une rationalisation continue des processus administratifs.

    Perpétuer les prestations

    La fourniture d'assistance technique a crû de 70% ces trois dernières années. Pour s'assurer de la durabilité de cette croissance, le CCI fait appel à différentes approches. Il possède des programmes conjoints, collabore avec des partenaires nationaux et propose des programmes «modulaires», dont les bénéficiaires peuvent mélanger et faire correspondre certains éléments à leur convenance.

    Les plates-formes durables de fourniture incluent notamment:
    • la seconde phase du Programme intégré conjoint d'assistance technique en faveur de certains pays moins avancés et d'autres pays africains (JITAP);
    • l'initiative Business for Development à la suite de la Conférence ministérielle de l'OMC à Cancún;
    • la participation croissante au Cadre intégré;
    • le Programme d'appui au renforcement des capacités de commerce international au service de l'Afrique (PACCIA), mené conjointement par le CCI et le Bureau de promotion du commerce Canada;
    • le nouveau programme modulaire de promotion du commerce des services, et
    • des activités de plus en plus étendues dans l'élaboration de stratégies nationales ou sectorielles d'exportation.

    Partenariats renforcés

    Le CCI participe de plus en plus au sein de consortiums d'assistance technique et recherche activement les partenariats.

    Parmi les organisations avec lesquelles le CCI collabore, on compte notamment la CNUCED et l'OMC, la Banque mondiale, le FMI, le PNUD, le Secrétariat à l'économie (seco) de la Suisse, USAID et le Département d'État américain, le Centre de promotion des importations en provenance des pays en développement (CBI) des Pays-Bas, l'Agence de coopération technique allemande (GTZ), le Secrétariat du Commonwealth, l'Agence intergouvernementale de la francophonie, l'ONUDI et l'OMPI.

    Il est prévu de faire un grand pas en avant avec la Commission européenne en vue d'une collaboration en Asie.

    Livraison et contenu novateurs

    Le CCI n'a pas cessé d'innover dans ses services et leur prestation, par exemple avec de nouvelles approches des programmes mondiaux de réduction de la pauvreté, du commerce électronique et des échanges Sud-Sud. Avec le programme World Tr@de Net et le Forum exécutif, il a intensifié ses efforts de défense des intérêts des entreprises et créé des partenariats public-privé efficaces pour formuler des stratégies d'exportation et prendre position lors de négociations commerciales.

    Ses outils internet d'analyse stratégique de marché continuent d'établir des normes dans le monde et sont utilisés à présent dans plus de 130 pays. Le CCI a aussi amélioré son efficacité dans la planification et le suivi de projets avec l'installation complète du Système intégré de gestion de l'information. Et le Portail de gestion du CCI, premier du genre dans le système des Nations Unies pour le contrôle quotidien des prestations et de l'application de projet, fait sensation au sein des agences des Nations Unies tant à Genève qu'à New York.

    Concentration sur la compétitivité

    De tels accomplissements illustrent le principe fondamental de la coopération technique actuelle du CCI: aller au-delà de la promotion du commerce proprement dite. Pour assurer que les programmes ont un effet dans l'environnement complexe du commerce, ils doivent se concentrer sur la compétitivité et ce qu'elle implique suivant le pays, le secteur ou l'entreprise. Le CCI est expert dans la compétitivité des entreprises: la capacité de produire et de livrer un produit ou service à temps, avec une qualité et un prix correspondant à la demande.

    Le CCI continue d'investir dans le développement d'outils et de programmes et s'efforce de maximiser les synergies entre eux. Créer des alliances avec d'autres prestataires d'assistance technique dont les programmes peuvent être complétés demeure une priorité pour le CCI.

    Cela renforce la niche du CCI: l'apport d'une aide technique pratique et concrète. La demande pour ce genre d'appui a énormément augmenté depuis la Conférence ministérielle de l'OMC à Doha.

    Des objectifs ambitieux mais réalistes

    Étant donné cette demande accrue, son expérience et le soutien solide de la communauté des donateurs, le CCI saisi l'occasion de son 40e anniversaire pour établir de nouveaux objectifs pour l'avenir, ambitieux mais néanmoins réalistes.

    L'agenda pour 2004 et au-delà s'organise comme suit:
    • poursuivre une croissance annuelle à deux chiffres de ses prestations;
    • lancer de nouvelles initiatives dans le cadre du Fonds commun d'affectation spéciale;
    • créer des partenariats avec la Commission européenne ailleurs qu'en Asie;
    • créer des partenariats avec la Banque africaine de développement;
    • maximiser la synergie entre les experts techniques du CCI et les responsables nationaux de l'évaluation des besoins;
    • rationaliser et informatiser davantage les opérations, et
    • procéder à la mesure honnête et réaliste des effets du travail du CCI sur le terrain.
    Renforcer les capacités et connaissances liées au développement du commerce est essentiel si l'on veut obtenir des résultats durables, et le CCI concentre ses activités de terrain dans ce domaine. L'organisation fait moins appel à des consultants internationaux et s'intéresse davantage à l'implication d'homologues nationaux et d'experts locaux, certains ayant été formés par le CCI.

    Développer la responsabilisation et les capacités locales avec l'apprentissage par la pratique est rentable mais plus long, car cela implique un engagement soutenu du personnel du CCI au siège pour la mise en œuvre et le suivi des projets. Toutefois, il a été démontré que cette approche est véritablement plus efficace pour le développement durable. Le CCI va donc poursuivre sur cette voie.

    L'évaluation de l'impact

    À présent, le défi à relever est d'élaborer un système rationnel pour mesurer les effets de l'assistance technique liée au commerce. Le CCI a progressé mais n'est pas encore satisfait. Nous espérons que l'équipe conjointe d'évaluation actuellement en place va fournir des indications concrètes pour renforcer l'approche du CCI sur cette question.

    De la même manière, le CCI se réjouit des résultats des travaux de l'OCDE en vue de développer un cadre d'évaluation commun pour l'assistance technique liée au commerce et le renforcement des capacités. Les partenaires du CCI, tant les fournisseurs que les bénéficiaires de l'assistance technique, sont invités à participer à cette expérience.


    40e anniversaire

    À l'occasion de son 40e anniversaire, le CCI propose diverses activités pour examiner le passé en vue de s'inspirer pour l'avenir. En voici cinq.
    • Une séance technique informelle, lors de la réunion annuelle du Groupe consultatif commun du CCI (26-30 avril), où les bénéficiaires de programmes d'assistance technique présenteront les activités du CCI sur le terrain.
    • Une demi-journée portes ouvertes au siège du CCI, également lors de la réunion annuelle.
    • Deux éditions spéciales de la revue Forum du commerce, l'une décrivant des réussites survenues ces 40 dernières années ainsi que le rôle du CCI dans le développement du commerce, l'autre présentant les questions cruciales de développement du commerce auxquelles les exportateurs sont confrontés actuellement et le travail du CCI à ce sujet.
    • Le lancement d'un nouveau programme de bourse dans le domaine du commerce international.
    Bourses de formation

    Le 26 avril, le CCI a signé un accord avec l'AIESEC (Association internationale des étudiants en sciences économiques et commerciales, fondée il y a une cinquantaine d'années et active dans 84 pays). Cet accord institue la Bourse internationale de commerce CCI-AIESEC, qui permet aux diplômés en études commerciales des pays en développement de suivre au CCI une formation intensive sur les techniques de développement du commerce durant trois ou six mois. Ces étudiants sont parrainés par des sociétés privées désireuses d'investir dans l'épanouissement de ces talents
    ou d'assurer des recrues dans le monde en développement.

    Hewlett-Packard (HP) finance les deux premiers candidats. Ces deux boursiers vont combiner leur formation au CCI avec des stages chez HP. Le CCI et HP ont eu des discussions préliminaires concernant un partenariat élargi englobant certaines initiatives communautaires africaines. Ces idées seront reprises avec d'autres corporations multinationales dans les mois à venir. Le CCI va aussi inviter ses donateurs habituels à étendre ce concept de bourse afin d'inclure de jeunes collaborateurs prometteurs issus d'institutions d'appui au commerce.


    Cet article est l'adaptation du discours d'ouverture de M. J. Denis Bélisle prononcé lors de la 37e session du Groupe consultatif commun du CCI, le 26 avril 2004.

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