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    Des entreprises sud-africaines cherchent à accroître leur part de marché auprès de l'ONU

     

     
     
    Forum du commerce international - No. 2/2007, © Centre du commerce international

    © CCI/S. Betemps Cochin Rencontre entre un entrepreneur sud-africain et un responsable des achats de l'ONU lors de la journée de contact de Johannesburg en juin 2007.

    Des responsables des achats de l'ONU et des fournisseurs sud-africains ont étudié la façon pour ces derniers d'élargir leurs ventes d'articles de secours auprès de l'Organisation lors d'une réunion organisée en juin par le Département du commerce et de l'industrie (DCI) d'Afrique du Sud.

    L'Afrique, qui abrite nombre de pays parmi les plus pauvres du monde et 25% des requérants d'asile et des réfugiés, et connaît des famines régulières, est la grande bénéficiaire de l'aide internationale. L'ONU et d'autres organismes internationaux achètent des aliments, des médicaments, des services de transport notamment afin de mener à bien leurs programmes d'urgence et de développement dans la région.

    Principal exportateur du continent, l'Afrique du Sud est le principal fournisseur africain de l'ONU; avec le Kenya, elle accueille plusieurs bureaux onusiens des achats. Mais sa part dans les achats reste faible (entre 1% et 2%). Le marché de l'aide offre encore des occasions de stimuler le développement des entreprises locales.

    La journée de contact



    En 2007, la réunion des acheteurs de l'ONU s'est déroulée en Afrique du Sud. Le CCI et le DCI ont organisé une journée de contact avec les entrepreneurs locaux à leur demande. En tant que représentants du Groupe de travail interagences de l'ONU sur la passation des marchés, les responsables des achats ont offert une occasion unique aux sociétés sud-africaines. Opérer sur le marché de l'aide internationale génère de nouveaux revenus mais renforce aussi l'image des entreprises grâce à la crédibilité que confère la collaboration avec un acheteur reconnu au plan mondial.

    Les responsables des achats de plus de 20 agences de l'ONU ont rencontré individuellement les représentants de 55 entreprises sud-africaines oeuvrant dans divers secteurs: produits alimentaires et agricoles, abris, eau et systèmes sanitaires, équipement informatique et télécommunications, services de consultants et de transport, etc.

    Les deux camps ont apprécié le format; les commentaires du sondage mené auprès des participants le qualifiaient de «très professionnel», «ciblé» et «bien organisé et bien géré».

    Auparavant, Matome Kgomommu, de Trade and Investment South Africa intégré au DCI, avait dressé le profil des entrepreneurs avant de les assortir. Il a utilisé les logiciels et la méthodologie du CCI pour organiser la réunion en se basant sur le séminaire de formation du CCI organisé à Pretoria en mars 2007. «Les logiciels du CCI sont efficaces et adaptés pour mettre en relation acheteurs et vendeurs,» a déclaré M. Kgomommu. «Ils sont également une base de données sur le profil des entreprises. Je pense même qu'ils sont indispensables aux entreprises commerciales. La méthodologie marche très bien… nous avons utilisé des suggestions faites pendant le séminaire pour cette journée de contact.»

    Le séminaire du CCI a formé le personnel du DCI, d'Eastern Cape Development Corporation, de Trade and Investment KwaZulu-Natal et de Trade and Investment Limpopo. La journée de contact a servi d'étude de cas ainsi que les exercices pratiques qui ont permis aux formateurs d'adapter leurs conseils.

    Trade and Investment South Africa tire actuellement le bilan de cette journée en se fondant sur la méthode d'évaluation du CCI et envisage d'utiliser les logiciels du CCI pour organiser prochainement un événement similaire.


    Pour plus d'information, contacter Sylvie Bétemps Cochin.

    Collaborateurs: Sylvie Bétemps Cochin et Natalie Domeisen, CCI.


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